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19/11/2010

Sur le thème : "Renouer le dialogue social... Assurer la cohésion nationale... Garantir le pacte républicain... : au-delà des mots, comment peut-on réussir le "Vivre Ensemble" ? ».

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Constance VILFROY

PAU

Dialogue, cohérence sociale, volonté de vivre ensemble, voià des thèmes cardinaux au sein d'une République.

Quoi de plus important pour une nation que de perpétuer, renforcer et transmettre ce lien sacré qui unie les citoyens entre eux ? En effet, vivre ensemble ,cela signifie partager une Histoire et des valeurs communes, assurer une société juste où chacun puisse trouver sa place et exprimer sa voix, ainsi que de permettre aux générations futures d'intégrer ce grand tout.

Aussi, peut-on dire que ce sujet recoupe tous les autres : éducation, emploi, justice ...rien n'est vraiment étranger à ce fragile équilibre, cette mise à l' épreuve des aventures de la réalité qui fait des Français un peuple et non, une simple population dans un " espace-France ".

 

    Avouons néanmoins que toutes ces notions se dévoilent au quotidien, d'une façon bien abstraite .Pour poser le débat, je crois, qu' il est nécessaire de le faire partir d' en bas, de descendre dans le nouveau monde concret. Donc, "au-delà des mots", comment se manifeste dans la vie de chacun, aujourd'hui "vivre ensemble" ?

 

Pour ma part, je dois reconnaître ne plus tout à fait entendre le sens de ces mots. Tout se passe comme s' il demeurait un écart certain entre le mot et le fait. Confusément, j'ai le sentiment de vivre dans un monde anomique, déstructuré et déstructurant .Tout semble fait pour vous déboussoler. Déboussolée, je le suis ;si je prends ma propre situation ,j'ai pourtant fait des études universitaires ,diplômée d' une licence de philosophie ( une situation précaire a fait que je n'ai pas pu terminer mes travaux de maîtrise sur le réseau de lignes des enfants autistes tracé par Deligny que j'avais lié avec l'oeuvre de Vieira Da Silva :"L' événement "," Le promeneur invisible "," Soleils "), je demeure depuis dix ans à la recherche d' un emploi. Passant de bilans de compétences où l'on est compétent en rien puisqu'on n'a droit à aucune formation ,en stages peu ou pas rémunérés où l'on s'excuse d'être exploitée, en entretiens aussi réguliers qu' inefficaces au Pôle Emploi, pôle de conversations sans grande compréhension avec un interlocuteur absent parce qu' on est le demandeur d' emploi de trop ,comment dans ces conditions qui durent depuis maintenant un tiers de ma vie, ne pas considérer cette vie comme une vie à l'envers ,allant à la rencontre de rien ,vers cap au pire .Bien sûr, la vie est un combat ,une lutte perpétuelle pour être reconnue, je voudrai vivre, cependant, ma vie m'apparaît parce que ça dure depuis trop longtemps ,comme une impasse .L' espace inhabitable d'une détresse comme point d' arrivée ,sans réelle voie d'accès pour l' inverser cette fragilité, en valeur positive. 

Au lieu de vous orienter, ce système vous désoriente .Il n' y a personne pour traiter la situation ,pour vous former, travailler le réel, pour vous ouvrir le monde du travail et connaître l'autonomie .Pour, ne serait-ce qu'une fois, vous maintenir la tête hors de l'eau .Pour un rendez-vous de responsabilité ,pour prendre enfin son destin en main, pour envisager le "vivre-ensemble" sous un jour nouveau. On se demande vraiment si à tout labyrinthe, il y a une issue et tout cela vous laisse en définitive dans un état de profonde déréliction.

 

    Et puis, il suffit d'écouter autour de soi ;le sentiment d'injustice est très palpable. Le moi émergé se contente de stratégies de survie, le moi secret suffoque. Les gens ordinaires, les exposés, qui n'ont pas les moyens de vivre dans un château avec garde mobile autour et boules dans les oreilles ,ceux qui ne sont pas bien nés et qui n'ont pas la voie royale devant eux ,non seulement ne trouvent pas de travail ou, qu'à temps partiel ,sans cesse fragilisés ,sans lien, soumis à la précarité qui n'en finit plus de durer ,et bien ,ces peu protégés n'osent même plus rentrer dans leur immeuble de peur de se faire bouffer, avec ce noeud au ventre et personne pour dénouer. Pour retrouver vos clés, perdues et tombées dans le noir, pour s' adapter et puis, réussir à retrouver la lumière, et pourquoi pas réussir pour s' épanouir dans nos vies quotidiennes. Tout se passe comme si ce n' était pas la protection sociale qui plombait l'économie, mais, le chômage.

 

   On peut finir par douter de ce qu'à bien pu vouloir signifier cette idée socialement utile de "réussir le vivre-ensemble ",la contribution de tous au bien être de tous, ce n'est pas le Souverain Bien, il s'agit de survivre malgré l'ensemble -autant dire ,bon débarras de soi.

Partant de ce constat, que faire? Le faire accompagne la pensée dans un rapport à soi et à autrui, tout sujet est fils du langage or, on a le sentiment de n'être jamais entendue, nous-mêmes d' avoir l'oreille esclave, avec cependant une fragile espérance ,on ne sait où trouver celui-qui-sait ce qui doit changer et donc connaît le concret, l'image du monde en question et comment ce changement peut-être concrètement réalisé. Si l' on veut prévoir le concret comme défi, le "vivre-ensemble" sous une forme concrète ,il faudrait trouver une meilleure expression de la volonté populaire, améliorer la politique de l'orientation à l' école, avoir une gestion plus appropriée de ceux qui cherchent un emploi et la voie de la responsabilité et les moyens de ranimer en soi une certaine souveraineté .

Pour réussir le "vivre-ensemble ",la règle d'or serait:" Comporte-toi envers les autres comme tu voudrais que l'on se comporte envers toi ".

 

  Or, nous sommes tous égaux face au hasard .Il suffit d'un peu de chance .La chance de ce "vivre ensemble" ,d'y réussir, si l'on veut croire qu' il ne s'agisse pas d'une mission irréalisable mais d'une réalité résidant dans l'actualité la plus vive ,serait alors de trouver le bon interlocuteur, un interlocuteur fort parce que l'essence de la parole est dans le dialogue, qu'elle s'incarne dans la rencontre et, qu'une vraie rencontre cela se fait en quelques instants. Les solutions du "vivre-ensemble" ne peuvent naître qu'entre les hommes qui les cherchent ensemble ,dans le processus de leur communication dialogique. La mise est semblable à la crise :le "réussir le vivre-ensemble" est comme sur un seuil .

 

   Au-delà des mots, comme la naissance d'un pont entre le mot et le fait, la chance du "vivre ensemble", serait la chance de vivre un-angle-d'attaque-nouveau ensemble et trouver celle ou celui qui éclairait le chemin, parce qu'on voudrait connaître et savoir et se rendre utile aux autres ,le mentor qu'on reconnaîtrait d'autant qu'on n'a plus de lumière. Quelqu' un. Qui ,avec quelques branches prises sous un arbre solide vous aiderait à construire un radeau ,pour nous conduire hors de notre prison, pour écrire notre raison d' être. Mots pour maux.

 

 

08/11/2010

Sur le thème : "Renouer le dialogue social... Assurer la cohésion nationale... Garantir le pacte républicain... : au-delà des mots, comment peut-on réussir le "Vivre Ensemble" ? ».

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Anne LE BIHAN

BIARRITZ

Au lieu de partir de l’infiniment grand, l’Etat, pour arriver à l’infiniment petit, soi, faisons le chemin inverse. Apprenons à être soi, à se respecter, à avoir une certaine estime de soi, à s’aimer soi, ses parents, sans lesquels nous ne serions pas là, notre famille avec leurs qualités et leurs défauts, leurs traditions. Repositionnons-nous dans le présent, en respectant nos anciens, en nous appuyant sur eux, leurs expériences, leurs vécus, pour mieux préparer ensemble demain. Soyons fiers d’où l’on vient, notre famille, notre quartier, notre ville, notre département, notre région et bien évidemment notre pays ; parce que c’est l’addition des individualités que fait la richesse de notre pays, qui nous construit et nous rassemble.

Le manque de respect, l’absence de savoir vivre, le recul du civisme, la disparition de l’éthique me semblent être la base du mal être de notre société aujourd’hui. Les années de socialisme ont laissé des marques, à force de vouloir niveler par le bas, nous avons perdu en chemin nos repères, nos valeurs, le respect de l’Homme, de la fonction. Nous nous sommes réfugiés dans la facilité, il est plus aisé de critiquer plutôt que de soutenir, encourager, de proposer.

La presse tient une grande part de responsabilité dans ce constat, chaque jour un déluge de critiques qui parfois ces derniers temps frisent la calomnie, l’irrespect, quel exemple. Le travail de journaliste est de rapporter des faits, d’informer, pourquoi ne jamais aborder les sujets de personnes qui jamais ne se plaignent comme les familles monoparentales qui sont en grandes difficultés ou encore ces jeunes fraichement diplômés, qui ont obtenu leur premier emploi mais qui sont contraint de vivre comme des S.D.F., ça se sont de vrais sujets de sociétés.

Aurions-nous honte de dire à nos enfants que nous vivons dans un pays magnifique, peuplés de gens formidables, oui nous sommes le pays des droits de l’homme mais également des inventions, des avancées technologiques, médicales, scientifiques. Tout le monde a baissé les bras, l’Etat, les parents que nous sommes. Il faut revoir le système de notation à l’école et le rythme scolaire, redonner aux enfants le goût d’apprendre, de découvrir, leur redonner le goût de la compétition et réussir à tirer le meilleurs d’eux, savoir mettre en exergue le positif ; afin de donner de l’envie à l’enfant d’aller de l’avant, l’écoute, l’attention et le respect n’en seront que meilleurs. Pourquoi ne pas remettre en place les concours d’excellence, serait-ce un mot qui fait peur ? Présentons, les études, le travail, non pas comme une nécessité, une fatalité mais comme un accomplissement de soi.

Il faut redonner aux françaises et aux français le goût du travail, le plaisir et la fierté du travail bien fait, cela passe par un plus grand respect de part et d’autres dans le monde du travail, une meilleure implication des salariés et une meilleure reconnaissance en matière de salaire du travail, par le biais de l’intéressement notamment.

Chérissons la liberté des autres pour mieux chérir la notre. Soyons respectueux des règles de vie en société, justes ou injustes selon de quel côté on se place, les lois sont faites pour nous protéger des autres et de nous mêmes, nous nous devons de les respecter. Ce n’est qu’en essayant de faire mieux que nous obtiendrons le meilleur, pour construire ensemble la France de demain, c’est le qualitatif qui nous permettra de mieux affronter les enjeux du monde de demain.

 

05/07/2010

Sur le thème : "Un Etat responsable, une Société de confiance "

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Colette CADIEU

HENDAYE

Pourquoi autant de textes adoptés ?  De lois promulguées si celles-ci ne sont ni appliquées, ni applicables ?  (Ex : Impossibilité à la Justice, aux autorités policières, au système pénitentiaire de jouer pleinement leur rôle, faute de moyens). Des comportements illicites deviennent si coutumiers, malgré les actions entreprises, que ceux-ci s‘apparentent à un mode de vie que notre société semble vouloir banaliser de plus en plus.

Un exemple parmi tant d’autres, l’usage de stupéfiants  « en vente partout sur le marché », jusque dans nos campagnes si longtemps épargnées. Le constat à ce sujet est alarmant. D’autant que notre type de société (pays occidentaux globalement riches, dans une perpétuelle logique de consommation, disposant de nombreuses libertés) fait de nous « la cible rêvée » des pays producteurs et des trafiquants.

Les dommages collatéraux qui en résultent ont déjà une incidence sur les dépenses publiques, et représenteront un coût de plus en plus élevé.

 

  • Dans le domaine de la santé :   

- les accidents dûs à l’usage de  stupéfiants laissant, dans le meilleur des cas, trop de gens  brisés, paralysés

- les dégâts irréversibles sur le fœtus

- les maladies psychiatriques. Nombreuses  pathologies sont induites ou amplifiées par l’usage des drogues.

 

  •          Dans le domaine de la famille :

 - la maltraitance que peut faire subir un consommateur de drogue qui bien souvent est un des parents, voire les deux, engendre des drames nécessitant l’intervention des services sociaux.

 

  • Dans le domaine de la sécurité :

 -  les actes de vandalisme, les agressions de la part d’individus en manque font de nombreuses victimes.

 -  la violence, les émeutes de bon nombre de nos banlieues sont le fait de bandes rivales et de trafiquants.

 -  les services de répression et des Douanes sont  obligés d’employer des moyens de plus en plus conséquents, et financièrement lourds.

Tout ceci ne peut pas être imputé à nos seuls gouvernants,  aux services et  aux administrations concernés. A chacun de prendre conscience du fléau.

C’est le « secret de Polichinelle » : tout le monde sait mais personne n’en parle, ou si peu.  Nous laissant aller à un certain fatalisme sous prétexte que l’Etat ne fait rien.

L’Etat c’est nous. Les différents prélèvements obligatoires et indirects en alimentent les caisses. Plus nous serons irresponsables, plus nous exigerons d’être pris en charge par le système, plus nous devrons acquitter les dépenses que nous lui faisons supporter. Aujourd’hui celui-ci, dans un contexte de crise économique majeure, montre ses limites (notre dette nationale est colossale). Cela ne remet nullement en cause le principe de protection sociale. Mais il faudra veiller à ce qu’il ne disparaisse pas,  afin de protéger d’abord, les plus vulnérables :  personnes et familles socialement fragilisées, handicapés, personnes âgées.

Une société qui ne sait pas porter le regard sur ses faiblesses ne peut se targuer d’être une société évoluée et responsable. Chacun de nous peut engager une réflexion, prendre conscience des abus, des besoins réels, et agir avec bon sens.

De nombreuses associations et réseaux de bénévoles entreprennent des actions pour pallier à l’insuffisance de services publics,  à l’entraide sociale parfois déficiente. Cela s’observe dans le monde rural que la désertification a largement laissé désemparé face à une population toujours plus vieillissante. Les pouvoirs et les services publics ne pouvant être pleinement présents sur des territoires étendus et isolés.

L’attentisme, l’indifférence, la résignation sont nos pires ennemis. Ils nous enlèvent toute envie altruiste, l’occasion d’être plus sereins face aux difficultés qui nous attendent, et qui nous révoltent. Il nous faudra bon gré mal gré nous impliquer par des actes solidaires si nous ne voulons pas être à la merci d’un monde de plus en plus intransigeant, où seuls les puissants (individus, nations) domineront.

Nous sommes tous responsables en tant que personne, mais aussi chacun à l’égard de l’autre.C’est un principe immuable. Nous rejoignons ainsi la notion de civisme dont le « bien être » (confort matériel) de notre société nous a très largement éloigné, contribuant à développer notre individualisme de façon outrancière. Et par là notre désintérêt pour la Chose publique (désertion des bureaux de vote). Alors que nous ne cessons d’en appeler à elle par le biais de nos Institutions, de nos revendications. Comme si nous avions perdu confiance en nous.  Désabusés, tels des enfants gâtés. N’être que spectateur, passif, menace nos libertés que nous pensons définitivement acquises, alors que nos choix sont guidés, conditionnés (ex : phénomène de consommation), nous faisant réaliser que nous subissons les choses.

Nous ne devons plus accepter le discours qui consiste à dire que l’Etat, le gouvernement, nos politiques se préoccupent bien peu de notre sort. Même si nous les désapprouvons, nous avons encore la chance de pouvoir nous rendre aux urnes, de choisir, et d’influer. Notre pays est encore l’un des plus libres au monde.

Par nos abstentions nous laissons une minorité décider pour nous. A trop délaisser notre devoir citoyen, nos droits, nos libertés, notre démocratie peuvent à tout moment être remis en cause.

 

17/06/2010

Sur le thème : "Un Etat responsable - Une Société de Confiance"

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David MASSIE
CIBOURE

LA  RESPONSABILITE  FIDUCIAIRE COMMANDE  DE  DIRE  LA VERITE

 

Aujourd’hui il est nécessaire de dire la vérité et de reconnaître publiquement la présence d’actifs toxiques et d’actifs spéculatifs dans les bilans des banques et des sociétés d’assurance. Ils sont susceptibles d’alimenter un effet systémique potentiel ;  ils constituent une menace permanente pour les économies perméables aux effets de la globalisation.

En effet les économies des pays industrialisés sont toutes potentiellement vulnérables, car elles sont exposées maintenant aux effets déstabilisateurs du surendettement public (émission massive de produits obligataires et d’emprunts d’Etat), après avoir subi en 2007, 2008 et 2009 les conséquences  désastreuses du surendettement privé (émission de subprimes et  titrisation des créances douteuses des ménages).

Il est du devoir des gouvernants de dire la vérité aux citoyens épargnants, actionnaires, assurés et retraités sur l’étendue des sinistres et les incertitudes pesant sur l’avenir des retraites ; sinon on pourrait redouter que les démocraties ne soient ébranlées par les conséquences de la crise économique et sociale ; cette crise pourrait se transformer en crise institutionnelle ; en effet les résultats des élections régionales en France sont significatives d’une tendance lourde d’érosion du pouvoir centralisateur jacobin au profit d’une part des institutions (exécutives et législatives) européennes et d’autre part des présidences de région.

Il est de  l’intérêt non seulement des dirigeants politiques, mais aussi des acteurs des marchés financiers de faire toute la lumière sur les pratiques des « hors bilan » trop longtemps tolérées sans contrôle, ces «  zones de  non droit » associées à des paradis fiscaux créées pour assurer la  compétitivité des établissements financiers.

En fait l’endettement du secteur banque assurance serait abyssal et toutes les aides publiques ne suffiraient pas à le résorber. Les remarquables résultats financiers 2009 de la profession  ne seraient qu’un artifice pour détourner l’attention, masquer les lézardes de l’édifice et distribuer des bonus record, engager rapidement des opérations de fusion acquisition pour « effacer les traces ». Les enquêtes diligentées sur les comportements hasardeux de Goldman Sachs, la ferrari de la finance, sont un signal fort pour qui veut l’entendre.

En fait, la responsabilité fiduciaire de ces acteurs des marchés financiers est en jeu ; elle commande de dire la vérité, toute la vérité. La conséquence immédiate de cette opération vérité  serait soit le retour de la confiance, soit la perte durable de la confiance des épargnants, des actionnaires, des assurés, des retraités et de toutes les parties prenantes de l’entreprise ou des organisations, faisant appel public à l’épargne.

Il est imprudent de prétendre qu’il faut préparer la sortie de crise.  Au fait de quelle crise parle-t-on?   De la crise financière et du  «credit crunch » résultant de la crise des « subprimes », dont les effets devraient s’atténuer ou se résorber à la fin du premier semestre 2010 ? De la crise des produits dérivés CDS (révélée par Dubaï World, la dette publique Grecque) ? En effet les effets destabilisateurs du surendettement public et du recours aux produits dérivés sont préoccupants.  Il est prématuré de parler de sortie de crise, car  la menace systémique restera latente tant que le marché des OTC ne sera pas régulé, que des chambres de compensation  ne seront pas créées.

La crise de la dette publique associée à la dette privée (entreprises et ménages) constituerait une nouvelle phase, dans laquelle nous  venons d’entrer, semble-t-il. Sans régulation, sans supervision des institutions financières et sans un programme austère de réduction  des  déficits publics, un nouvel effet systémique est à redouter.

La crise économique et sociale serait-elle maîtrisée? Les économies occidentales sortiraient-elles de la crise en 2010 ? Rien n’est moins sur. Quels économistes peuvent encore prétendre  que l’économique et le social sont dissociés, sauf s’ils sont mus par l’esprit de cour ?

La responsabilité fiduciaire des acteurs des marchés financiers commande leur collaboration à la mise en œuvre rapide d’une efficace régulation, afin que ne se poursuivent  la récession, les destruction d’emplois, la hausse du chômage structurel réduisant le potentiel de production, la réduction croissante des investissements en R&D, moteur de la croissance future.

La  responsabilité fiduciaire et la responsabilité sociétale commandent aux institutions financières de mettre un terme aux errements actuels, qui ont repris de plus belle, au gonflement des « hors bilan », aux rémunérations et  aux bonus injustifiés au titre de l’exercice 2009, à cette déconnexion de l’économie réelle. Reconnaissons que deux mondes parallèles se forgent en ce moment :

-le monde réel des citoyens menacés par « l’épée de Damoclès » du chômage structurel et la précarité des retraites ; des jeunes diplômés  désespérés à la recherche du 1er emploi et des quicagènaires frappés par un licenciement économique ; des épargnants ruinés par des placements en actions ; enfin des gouvernants incapables de maîtriser ce processus insaisissable, logique et dévastateur pour les économies réelles.

-et un autre monde, le monde virtuel de la finance hautement spéculative et fortement lucrative, comportant un part de risque croissant, et une part de chance aléatoire comme à la roulette russe !

Ces responsabilité fiduciaire et sociétale incombent principalement aux administrateurs, qui doivent remplir leur mission avec rigueur et « affectio societatis », renforcer leur contrôle sur les cadres opérationnels et améliorer le dialogue avec les actionnaires qui les ont élus. Elles incombent ensuite aux actionnaires institutionnels, trop confiants ou négligents, qui doivent exercer leur légitime droit de contrôle de la gouvernance des entreprises dont ils sont les copropriétaires ; ils doivent sans tarder réviser les principes de gouvernement d’entreprise afin de tenir compte des leçons de la crise et éradiquer les dysfonctionnements constatés.

Il est important de se mobiliser, de positiver et de faire confiance aux hommes de bonne volonté, qui ont su résister au culte du veau d’or, pour préparer ce monde meilleur auquel nous aspirons tous.

                                                                                                                                                 

06/05/2010

Sur le thème "Gérer les espaces dans le temps : une véritable politique d'aménagement du territoire pour dessiner la France de demain !"

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Patrick DESTIZON

Conseiller municipal de Biarritz

Une réforme nécessaire.

La réforme des collectivités territoriales voulue par le président de la république apparaît aujourd’hui plus que jamais nécessaire. Le système actuel d’organisation territoriale de notre pays a été initié par Napoléon 1er et complété dans les années 60-70 avec la création des intercommunalités et en 1982 avec celle des régions. Les départements ont été ainsi créés par Sieyès sous la Convention afin de pouvoir se rendre du chef lieu en n’importe quel lieu en une journée à cheval, sans parler des considérations politiques de l’époque. Ainsi le comté de Guiche était savamment démembré entre les départements des Landes et celui des Basses Pyrénées car à l’époque une restauration monarchique était envisageable. De même le chef lieu était implanté à Pau qui ne comptait alors que 9000 habitants alors que Bayonne en comptait 18 000 du simple fait que Pau la protestante présentait plus de garanties pour la jeune république que Bayonne la catholique, siège de l’évêché. Le ralliement des basques à la république était en effet alors jugé par Paris plus sujet à caution que celui des béarnais, surtout les protestants, qui voyaient dans les nouvelles institutions la possibilité de disposer d’une plus grande liberté de culte. De tels exemples pourraient se multiplier en fonction des départements et cela nous conduit à dire que le cœur du système vieux de deux siècles n’est plus adapté aux enjeux du 21ème siècle et que sa complexification ans le dernier tiers du 20ème n’a rien arrangé !

Contrairement à ce qui est répété à satiété au café du commerce et dans la Presse généraliste, le problème ne vient d’ailleurs pas du nombre d’échelons territoriaux de notre pays qui en compte quatre avec l’Etat, la Région, le Département et la Commune, les intercommunalités n’étant pas des collectivités territoriales mais des Etablissements Publics de Coopération Intercommunales (EPCI) ; cela pose d’ailleurs un réel problème démocratique vu leurs compétences de plus en plus larges et leurs moyens de plus en plus imposants. Les Etats Unis, pays-continent par excellence (17 fois la superficie de la France), compte cinq et parfois six échelons territoriaux avec l’Etat Fédéral, les huit Divisions économiques régionales, les cinquante états fédérés et les 8000 institutions politiques locales avec principalement les comtés et les municipalités qui n’exercent leurs pouvoirs que par délégation. Plus proches de nous, la plupart des pays européens de taille comparable à la France disposent d’autant d’échelons territoriaux sinon plus. Le Royaume Uni compte cinq échelons avec l’Etat, les Régions, les « County councils », les districts locaux et les Communes, sans parler des régions urbaines, sortes de Villes-Etats. L’Espagne quatre échelons comme l’Italie avec l’Etat, les régions, les provinces et les communes plus un certain nombre de systèmes de coopérations intercommunales plus ou moins aboutis. Même l’Allemagne donnée souvent en exemple dispose comme nous de quatre échelons territoriaux avec l’Etat fédéral, les « Lander » qui sont les états fédérés, les « Landkreise » qui sont plus petits que nos départements et plutôt du niveau de nos arrondissements mais avec des compétences réelles et les Communes.

Non, le problème ne vient pas pour l’essentiel de l’empilement des échelons mais en grande partie de la clause de compétence générale dont disposent les départements et les régions. Cette clause conduit de fait à une multiplication de financements croisés qui déresponsabilisent les exécutifs de ces collectivités et conduisent à une gabegie de dépenses publiques. On ne sait plus qui fait quoi ! Il était donc nécessaire de supprimer cette clause, qui si elle demeurait viderait la réforme de toute sa substance.

Enfin le fait d’élire désormais les conseillers territoriaux qui siégeront à la fois au conseil général à Pau et au conseil régional à Bordeaux au scrutin uninominal sur une circonscription territoriale présente plusieurs avantages. D’une part cela rapprochera le citoyen du nouvel élu territorial qui sera mieux identifié et d’autre part cela évitera des surenchères entre départements et régions qui ont souvent conduit à un gaspillage d’argent public !

Enfin le maintien du département que certains voulaient supprimer est une bonne chose car même si les raisons qui ont conduit à sa création en 1791 en remplacement des généralités qui existaient sous la monarchie ne sont plus d’actualité, celui-ci a le mérite d’être clairement identifié par nos concitoyens, ce qui n’est que rarement le cas pour les régions. Le département est également un échelon indispensable entre les communes, surtout les plus petites, et la région car il y a incontestablement une difficulté réelle pour une petite commune rurale de 300 habitants de Soule d’être identifié à Bordeaux, à 200 kms, alors qu’à Pau c’est plus aisé.

Voila une réforme importante qui devrait permettre à la Région de trouver enfin sa place dans notre pays, ce qui est essentiel car celle-ci a un rôle important à jouer dans le cadre de la construction européenne. La Région étant le pivot de l’aménagement du territoire qui se conçoit désormais à l’échelle de l’union Européenne.                                                                                                                                          

 

20/04/2010

Sur le thème "Gérer les espaces dans le temps : une véritable politique d'aménagement du territoire pour dessiner la France de demain !"

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Jean Charles MENDIELA

BUNUS

L'aménagement du Territoire, les nouveaux enjeux.

 

L’exode rurale

 

C’est le phénomène de société qui a marqué le début de la société de consommation du 20ème siècle. En effet, la jeunesse des campagnes des années 50 à 70, a fui la ruralité et tout ce qui allait avec, le travail difficile et peu rémunérateur, le confort souvent précaire, l’éloignement de tout, la déconnection d’avec la société dite « moderne » car les moyens de communication modernes, télévision, téléphone etc, n’étaient pas légion dans les campagnes… Tout se passait dans les villes. Mais cela correspondait avec les trente glorieuses de l’après-guerre où le travail ne manquait pas et où tout était à reconstruire

 

La démocratisation de l’accession à la propriété

 

Dans les années 80, c’est le début de l’accession à la propriété. Le gouvernement de François Mittérand, puis celui de Jacques Chirac, vont tout axer sur ce mode économique, car le proverbe dit « quand le bâtiment va tout va ». Donc ( j’ai vécu l’expèrience ) de jeunes couples vont s’endetter jusqu’au cou pour acheter un bien. Mais à proximité des villes, ce qui va donner naissance à « la banlieue ».

De là va commencer à apparaître la spéculation immobilière et en même temps les premiers surendettés.

 

La surenchère sur l’accession à la propriété

 

Ce secteur ayant pour effet de doper l’économie, les différents ministres, Méhaignerie, De Robien, Borloo etc… Vont s’engouffrer dans ce créneau qui permet la défiscalisation de logements en contruction et en location pendant plusieurs années, et de ce fait vont créer une économie parallèle qui va subir une inflation incontrôlée du fait de la spéculation foncière et immobilière. Du coup, les terrains vont devenir hors de prix dans les banlieues, inaccessibles dans les grandes villes. Les clients potentiels commencent à se rapprocher des villages autrefois abandonnés par les jeunes, bien souvent par leurs propres parents. Quittes à devoir faire des kilomètres pour travailler, voir prendre le train tous les jours, voire prendre l’avion !

 

L’exode urbaine

 

La fin du 20ème siècle et le début du 21ème, vont voir arriver « l’exode urbaine » car il est impossible de vivre normalement dans les grandes villes. Parking impossible ou très cher , circulation impossible, pollution urbaine et sonore invivable, stress, violence de jour comme de nuit, nature inexistante, sport extèrieur quasiment impossible, consommation hors de prix, impôts insupportables, déshumanisation de la vie.

Enfin, tout pour faire fuir les êtres humains.

La preuve, les Londoniens ont commencé en instaurant un péage à l’entrée de la ville.

Le maire de Paris, fait tout pour faire fuire les véhicules et l’économie

C’est la folie des transports en commun dans les villes, bus, tramways et des transports individuels, vélo, moto, scooter.

C’est la folie des nouvelles technologies en matière de communication, le wifi partout, les bornes pour les téléphones portables, la publicité partout.

C’est la folie en matière de sécurité, les caméras de surveillance partout, les barrières et portails automatiques dans toutes les résidences, des portes sécurisées avec accés par codes et cartes en tous genres.

Enfin, tout pour que les citoyens ( c’est le mot qui convient ) ne se parlent plus.

Aujourd’hui, une personne âgée ayant vécue toute sa vie en campagne, n’est même plus capable de sortir toute seule à Paris, trop compliqué !

 

Repeuplement des villages

 

Depuis une dizaine d’années, nous assistons au repeuplement des villages par des gens qui ont fui le mode de vie urbain. Certains font plus de 100 kms pour travailler tous les jours, mais préfèrent payer ce prix pour avoir le plaisir de vivre dans un endroit plaisant, entourés de nature, avec un ou des voisins auxquels ils peuvent dire bonjour tous les matins. Certains ont redécouvert les joies du jardinage, produisent leurs fruits et légumes, ou achètent au fermier du coin, car certains agriculteurs ont arrêté de ce fait la grosse production intensive pour se concentrer sur cette nouvelle clientèle.

Certains villages ont vu leurs épiceries et leurs bars rouvrir. Certains que la désertification avaient forcés à fermer les écoles, les ont ré ouvertes.

 

L’économie de proximité

 

Le mode urbain avait sorti le commerce des villages et des petites villes vers des centres commerciaux géants et inhumains, or, le repeuplement des villages, fait renaître le commerce de proximité et le service itinérant, renaissance du commerce ambulant, et bien sûr, de la communication humaine.

Je pense même que les petits villages arriveront à recréer des réseaux économiques internes autonomes, dans une dizaine d’années, nous retrouverons l’activité micro économique d’autrefois. La preuve en est, CARREFOUR commence à racheter toutes les petites enseignes des petites villes et des petits villages, c’est tout dire !!!

 

La protection de l’environnement

 

C’est en repeuplant les villages et les campagnes, que les habitants prendront conscience de leur environnement et le défendront. Car il est certain que ce n’est pas le « citadin » qui a conscience de l’importance des campagnes, mais ceux qui y vivent.

Donc la protection de l’environnement se fera naturellement, sans avoir besoin de chercher des idées sorties de l’ENA mais grâce à la logique de l’homme lorsqu’il est confronté à la nature. Certes il doit tout réapprendre, mais je suis certain que les atavismes reviendront naturellement