05.11.2009

Sur le thème : " La réforme des collectivités territoriales "

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François CÉSAT
Maire honoraire de LOUHOSSOA

Voici un exemple, de l'empilement des structures administratives tout à fait préjudiciable aux délais de réalisation d'un projet émanant d'une commune et de la complexité de l'aboutissement d'un dossier.

 

La constitution du projet cité, a duré 5 ans.

Il s'agit de la construction d'une salle culturelle plus particulièrement dédiée à la danse, et qui permettait aussi plus largement, d'autres spectacles ou d'autres manifestations.

 

Il a fallu mettre d'accord 7 structures administratives sur ce projet...!

Il a donc fallu qu'au moins 7 spécialistes, évaluent la faisabilité du dossier, et que chaque structure émette un avis favorable permettant de débloquer une subvention spécifique à chaque strate territoriale.

 

il s'agissait de :         

l' Europe,  l'Etat: sur l'aménagement du territoire et la Culture, le Conseil régional, le Conseil général, le Syndicat intercommunal, la Commune.

 

Ne pourrait on pas réduire et le nombre de dossier, et le nombre de structures administratives intervenant sur le dossier présenté.

 

Une seule crainte, mais elle est de taille, que les subventions accordées soit à peu près du même niveau qu'avant la réforme, et c'est là, la grande inquiétude..!

 

La réforme me semble conforme à la simplification administrative attendue, il restera à donner réponse aux seuls projets défendus par les communautés de communes, soutenus par les autres stuctures ayant accepté d'intervenir sur le dossier proposé.

 

Il restera aussi à éviter que les projets proposés par les communautés de communes ne soient pas trop souvent réalisés dans les communes les plus populeuse, les petites communes ont aussi besoin de sortir de l'image d'un dortoir.

29.10.2009

"Le renforcement du lien intergénérationnel : une réponse à l'évolution de notre société ?"

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Colette CADIEU

HENDAYE

Les modèles de la société moderne nous incitent toujours plus à réduire le champ familial.

Nous sommes passés du modèle de la grande famille (parentèle) au  petit noyau familial (famille nucléaire), puis à la famille monoparentale largement répandue aujourd’hui.

 

Nous savons que le développement de la mécanisation et la révolution industrielle,  le remembrement de 1960/1980, ont entraîné peu à peu l’effacement du monde rural, même si la production industrielle commence dans les campagnes (80% de la population, au XVIII ème siècle, y vit). Les populations, jeunes essentiellement, migreront vers la Capitale, les grandes villes, les métropoles (exode rural). Une nouvelle société s’ébauche, le clan familial vole en éclats,  le lien intergénérationnel  se distend, pour disparaître, inexorablement. Combien ne meurent pas aujourd’hui, seuls, sans qu’aucun des leurs ne les accompagnent dans les derniers moments ?  Et c’est là tout le paradoxe :  les techniques modernes, les nouvelles technologies apportant un meilleur confort à la société (celle des pays développés), nous éloignent les uns des autres. Nous enfermant dans un individualisme, dont nous avons tous plus ou moins conscience, aussi destructeur moralement pour l’être humain que la misère et le manque de soins ailleurs dans des pays pauvres.

 

En 1948, au lendemain de la guerre, De Gaulle crée la Sécurité Sociale, le régime des retraites par répartition. Une avancée sociale sans précédent, mais qui aujourd’hui a son revers :

« Papy boom » supporté par une population active que le chômage, les délocalisations d’entreprises menacent chaque jour un peu plus, et de façon dramatique. L’actualité ne manque pas de nous le rappeler.

 

Nous devrons trouver des solutions pour que, malgré la sérieuse remise en cause de notre modèle social, nous ne nous détournions pas plus de nos aînés.

 

Des idées sont lancées. Pour les retraites d’abord :  « …travailler en complément de la retraite, …créer un fonds « spécial » d’aide à la dépendance dont la cotisation par rapport aux revenus serait volontaire, et accompagnée d’une déduction fiscale. Des impôts payés par le monde de la finance sur les plus-values d’actions ou sur les intérêts des placements d’Assurances Vie. ».

Comme pour ce qui est du relationnel entre les Anciens et les plus jeunes :  « ..issu du compagnonnage, le système du parrainage permettant à des salariés proches de la retraite de bénéficier d’un aménagement de leur poste de travail pour qu’ils forment et accompagnent des jeunes professionnels dans leur parcours… Dans la région de Dijon, un lieu réunit crèche, établissement pour personnes âgées, commerces et logements sociaux. Des interactivités sont mises en place… L’organisation des loisirs, des sorties, des courses est partagée entre générations. Ce troc permet à chacun de trouver sa place… et surtout de se côtoyer au quotidien, sortant ainsi d’une grande solitude. »

Dans le relationnel toujours, l’accent est mis sur l’écoute: « … Réapprenons à nous écouter, à partager nos expériences, c’est par là que commence le respect … ».

 Aux idées de nos compagnons, j’ajouterai l’importance de l’éducation que nous voudrons bien donner à nos enfants. Le respect par l’écoute bien sûr, mais l’attention à l’autre ne s’arrête pas là.

Avant même d’engager le dialogue, sommes-nous en mesure de prendre garde à celui qui chemine lentement, péniblement parfois, sur le trottoir à nos côtés ? Retiendrons nous la porte parfois trop lourde qui manque de le précipiter à terre ? Ceci est aussi une forme « d’écoute ». Mais en prendrons-nous le temps ? Aurons nous seulement fait attention ? Voulons nous vraiment exercer cette vigilance ? De ces comportements nos enfants n’auront aucun héritage, car nous ne savons plus les appliquer pour nous mêmes. 

25.10.2009

Sur le thème : "Le renforcement du lien intergénérationnel : une réponse à l'évolution de notre société ?"

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Anne LABORDE
URRUGNE
Parler de lien intergénérationnel revient à simplifier le problème, car il vaudrait mieux évoquer les liens entre générations. emploi : issu du compagnonnage, le système du parrainage permet à des salariés proches de la retraite de bénéficier d'un aménagement de leur poste de travail pour qu'ils forment et accompagnent de jeunes professionnels dans leur parcours. Malheureusement, cela reste rare et adapté plutôt à de grandes entreprises. Les secteurs de la construction automobile et du BTP sont précurseurs (et uniques ?) dans ce domaine. enfance : les générations d'enfants -jusque dans les années 80- pouvaient profiter (et vice-versa) de leurs grands parents pendant les temps hors scolaires. Cependant les grands-mères ne travaillaient pas ! Désormais, travail des femmes, éclatement familial (mobilité professionnelle par exemple) et activités des seniors changent la donne. Il faut inventer de nouvelles formes de contact, plus courts ou plus dispersés dans le temps pour entretenir ce lien important entre grands-parents et petits enfants grand âge : révolu le temps des grandes maisons où cohabitaient plusieurs générations et où les enfants adultes s'occupaient de leurs parents âgés. De plus n'existaient pas la notion de 4 ème voire 5ème âge. Des adultes de plus de 50 ans peuvent avoir à la fois leurs parents et .... leurs grands parents. Avoir des parents de 60 ans n'a rien à voir avec des parents de 80 ans ou plus. Or, le grand âge s'accompagne souvent de dépendances (perte d'autonomie, maladie...) nécessitant beaucoup de présence et de soins. Lesquels sont coûteux, imposant donc à la société de prendre en charge ce que les familles ne peuvent supporter. Là aussi, le travail des femmes a changé la donne. C'est encore à nous de mettre en place d'autres relations, d'autres partages : choix d'établissement d'accueil pas trop éloignés, visites régulières, maintien de réunions familiales ou amicales (anniversaires, Noël...) pour que les personnes âgées puissent continuer à transmettre leur histoire, leur patrimoine familial, professionnel, géographique, etc... Mais ces rapprochements sont souvent difficiles et il est impératif de soutenir les associations d'aides aux "aidants", car dans certains cas, c'est psychologiquement difficile. C'est aussi parfois difficile de conserver pudeur et dignité : on n'est pas toujours prêts à assurer des soins quotidiens aux plus anciens. Cependant il existe des expériences de rapprochement qui ont pourtant beaucoup de mal à se multiplier : dans la région de Dijon, par exemple, un lieu réunit crèche, établissement pour personnes très âgées, commerces et logements sociaux. Des interactivités sont mises en place : les "âgés" racontent des contes aux bébés, ils gardent un animal de compagnie, que des familles accueillent s'ils sont malades. L'organisation des loisirs, des sorties, des courses est partagée entre générations. Ce troc de services permet à chacun de trouver sa place, d'y trouver du confort, et surtout de se cotoyer au quotidien, sortant ainsi d'une grande solitude. Ces organisations développent aussi les liens affectifs, y compris extra-familiaux. Et l'on sait que ces petits bonheurs évitent bobos de l'âme et du corps. Les professionnels du grand âge l'ont compris depuis longtemps : en se cotoyant, on s'écoute, on se respecte, on se connaît mieux et on s'enrichit. Mais ce ne sont là que quelques propos qui peuvent largement être sujets à plus de dialogue."

20.10.2009

Sur le thème : "Le renforcement du lien intergénérationnel : une réponse à l'évolution de notre société ?"

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Thomas BALLEYGUIER
HENDAYE

Pilier fondateur de toute Société, la famille est actuellement en pleine mutation. Elle est le point de départ de l’apprentissage de la vie en société. Elle permet aux plus jeunes d’apprendre à grandir grâce à l’exemple donné par les parents. Elle permet aux anciens de transmettre leur savoir à une jeune génération qui évolue de plus en plus vite.

La durée de vie s’allonge, elle a d’ailleurs plus que triplé en 250 ans. L’espérance de vie atteignait tout juste 50 ans  il y a tout juste un siècle, elle est désormais de 79 ans. La durée de vie s’allonge, il est indispensable d’en tenir compte dès aujourd’hui afin de préparer les relations futures entre ces différentes générations.

 L’âge de la retraite à 60 ans permet à l’homme de vivre une seconde jeunesse, car il n’est plus symbole de vieillesse. D’autre part, les études sont de plus en plus longues, il n’est pas rare d’entamer une vie professionnelle à l’âge de 30 ans. La charge des enfants et des personnes retraitées se porte sur une partie de plus en plus réduite de la population : les actifs. Non pas que ces actifs sont moins nombreux qu’auparavant, mais parce que les personnes à charge le sont de plus en plus longtemps.

Chaque tranche d’âge évolue désormais de façon totalement indépendante et détachée des autres générations. Les enfants quittant le foyer familial lorsqu’ils se mettent un ménage et rompent ainsi le lien  familial qui existait jusqu’à présent. Les anciens profitent de leur jeunesse retrouvée pour découvrir de nouveaux horizons, les personnes âgées sont désormais cloitrées dans des établissements spécialisés.

Le lien entre les générations est rompu. Le savoir des anciens va donc avoir beaucoup plus de mal à être transmis aux générations qui arrivent.

Nombreux sont les jeunes retraités qui ne souhaitent pas arrêter de travailler et donc de laisser leur savoir et leur connaissance d’un domaine particulier, acquis par des années de pratiques de leur métier, disparaitre sans avoir pu le transmettre.

On parle souvent de la difficulté des jeunes diplômés à trouver une situation professionnelle stable, preuve que les formations ne sont plus en phase avec les besoin du marché du travail.

Il me parait donc indispensable de permettre à ces deux générations de pouvoir bénéficier l’une de l’autre afin de leur permettre d’évoluer au rythme de la société moderne. Notre société évolue, il faut que nous soyons en phase avec cette évolution.

19.10.2009

Sur le thème : "Le renforcement du lien intergénérationnel : une réponse à l'évolution de notre société ?"

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Jean Charles MENDIELA

BUNUS

La France d’il y a quarante ans était un pays dit « de Ruralité » ;

 

En effet, notre pays était considéré comme un pays rural, car nous avions conservé l’adage du moyen âge « l’agriculture était le grenier de la France », et ceci s’est vérifié tout au long de son histoire, car la plupart des guerres qui se sont succédées ont prouvé que sans nos « paysans », une grande partie de la population serait morte de faim. D’ailleurs nos ennemis venaient eux-mêmes se servir dans nos fermes.

 

LE LIEN GENERATIONNEL S’EST BRISE AVEC LA FIN DU DIT « RURALISME » QUI CARACTERISAIT NOTRE PAYS

 

La plupart des fermes étaient familiales, et surtout dans notre beau « Pays Basque », les générations se succédaient et se côtoyaient dans la même maison ( « etchea » chez nous ), mais ce modèle était en grande partie reproduit sur tout le territoire français. Donc le lien intergénérationnel existait par tradition et par nécessité.

 

L’ECLATEMENT DU MILIEU RURAL

 

La guerre 14/18 avait fait apparaître une des fragilités de la France, ses régions, son multi-culturalisme, son multi-dialectisme et patois, qui fit que les soldats ne se comprenaient pas entre eux, que la plupart étaient illettrés.

Au sortir de cette guerre, on interdît les patois, on rendît obligatoire l’école ( le basque fut interdit pour différentes causes dans les écoles ).

L’industrialisation du pays provoqua l’exode rural, car les revenus proposés « en ville » étaient bien plus attractifs et se gagnaient sans fatigues excessives, comparés à ceux du milieu rural. De plus, la société de consommation commençait à poindre son nez et l’attrait de celle-ci poussait les jeunes générations à s’en aller de « la maison ».

 

DESERTION DU MILIEU RURAL

 

Dans les années soixante, l’enclenchement de cette désertion a provoqué une désertion quasiment totale dans les années 70, au point que certains villages des hautes Alpes étaient quasiment abandonnés.

Pour contrer cette désertion et éviter une mort certaine de l’agriculture française, les fermes se sont organisées en coopératives, en différentes sortes de sociétés calquées sur le modèle industriel et ont, dans les années 80 crées des « géants » de l’agriculture ( plaine de la Bauce, maïs landais etc… ) qui mettaient leurs terres en commun. Ce moyen a permis de lutter contre le phénomène de la rupture « du lien intergénérationnel » . C’était le début de l’agriculture Européenne et de la PAC.

De nos jours, l’Europe a créé un tel déséquilibre entre les pays, que l’agriculture française est menacée si l’Europe ne fait rien pour rééquilibrer le système.

 

LA RETRAITE

 

En 1948, l’état français a créé sous Charles De Gaulle, le système de retraite par répartition, ce qui a fait encore augmenter le phénomène de rupture « du lien intergénérationnel », car l’indépendance de la génération des anciens l’a éloignée du reste de la population, la rendant quasiment inutile, puisqu’à partir de 60 ans, on pouvait être « mis à la retraite » par un patron.

Dans les années 80, on a commencé à voir apparaître le « jeunisme » dans le milieu du travail, qui faisait qu’un « quinquagénaire » était déjà « vieux » pour le monde du travail, augmentant encore la rupture « du lien intergénérationnel », car cette catégorie d’âge était quasiment « bannie » du monde du travail.

 

LE VIEILLISSEMENT DE LA POPULATION

 

Toujours en 1948, et toujours sous Charles De Gaulle, la sécurité sociale a vu le jour sous sa nouvelle forme. L’effet a été immédiat, puisque la population a vu son vieillissement augmenter conjointement au système de la retraite qui a commencé à produire ses effets dans les années 90 « papy boom », car de nos jours, il est des gens qui ont quitté le monde du travail en 1990 à 55 ans, donc en pleine forme physique, et qui sont retraités depuis 20 ans déjà âgés de 75 ans, donc susceptibles de vivre jusqu’à 85, voire 90 ans.

 

LA DEMOGRAPHIE

 

Les années 70 à 80 ont enregistré une baisse démographique due à différents facteurs, liberté sexuelle et contraception, crise économique avec le choc pétrolier de 74 et peur d’une nouvelle guerre mondiale avec la montée des extrémismes, la guerre froide entre URSS et USA etc…

Cette perte de démographie a créé un déséquilibre qui explique les réformes et les déficits record de nos systèmes de sécu et de retraites.

Ces déficits plombent aujourd’hui le système et empêchent la création d’un système financier répartitif et collectif, qui soutiendrait nos anciens lorsqu’ils vieillissent et deviennent dépendants.

Les enfants et petits enfants doivent la solidarité aux anciens lorsque ceux-ci sont dépendants « financièrement » du système, mais à la seule condition que leurs moyens soient suffisants.

Nous marchons sur la tête, car si nous analysons bien le système, les travailleurs peuvent partir en retraite plus tôt, les jeunes restent à l’école plus longtemps, donc le nombre de cotisants et les durées de cotisations deviennent insuffisants !!! Donc nous ne pourrons assumer « socialement » le lien intergénérationnel.

 

QUE DEVONS NOUS FAIRE !!!

 

D’après moi, nous devons libéraliser le système de la retraite, mais sans en diminuer les prestations acquises, ni le système d’acquisition.

Une libéralisation à la carte :

Par exemple, permettre à un sénior de travailler en complément de sa retraite, pour lui ou en tant que salarié, ceci lui permettrait d’avoir un revenu plus important et lui éviterait la coupure avec la société et son isolement. Ce système permettrait une transmission des expèriences professionnelles.

 

Créer un fond « spécial » d’aide à la dépendance qui pourrait venir en déduction fiscale et dont la source pourrait être une cotisation volontaire de chaque français sur ses revenus. Je suis certain, moi le premier, que chaque français se sentirait concerné de près ou de loin, et verrait là une façon « citoyenne » de payer moins d’împôts.

 

Mais je pense que les moyens pourraient être trouvés aussi dans le monde de la finance.

 

Par exemple, les impôts payés sur les plus-values d’actions ou sur intérêts des placements d’assurances vies. On pourrait consentir une baisse de ceux-ci à ceux qui verserait une partie de leurs capitaux à ce fond « spécial ».

 

Les solutions existent, il faut juste un esprit citoyen et social, voire un respect des anciens, pour que cela devienne possible.

 

 

 

 

 

18.10.2009

Sur le thème : "Le renforcement du lien intergénérationnel : une réponse à l'évolution de notre société ?"

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Anne LE BIHAN

BIARRITZ

Tout d’abord un constat, entre l’explosion des familles monoparentales, le fait que les personnes doivent être de plus en plus mobiles pour trouver un emploi, les familles s’éclatent géographiquement. Les visites, en partie dues, aux distances, se raréfient. Les personnes, du à un quotidien difficile, s’inquiètent d’abord d’eux-mêmes et de leurs enfants. Avant, les anniversaires et les fêtes religieuses donnaient lieu à des retrouvailles de l’ensemble de la famille. Les liens entre les générations se raréfient voire disparaissent dans certains cas. Nous avons pu en constater les conséquences terribles de l’éloignement des personnes âgées notamment lors de la canicule de 2003 où de nombreuses personnes sont décédées.

Aujourd’hui, les traditions se perdent. Chacun vit dans son coin. On ne connait même pas ses voisins. Avec la crise, on a vu réapparaître dans les petits villages, notamment se développer l’entraide. Lors des grandes grèves des transports en communs et des blocus des routiers, les gens ont découvert le covoiturage. Moralité il faut que les gens touchent le fond pour réagir que l’on a plus, à gagner, à s’entraider qu’à s’ignorer.

L’avenir de notre société, la seule façon de sortir de ce cahot, avec l’émergence d’une violence qui fait hélas désormais partie de notre quotidien, est bien sûr le renforcement du lien intergénérationnel. C’est une évidence. Bon nombre de personnes qui arrêtent de travailler, s’ennuient, parce qu’elles ont eu une vie active très développée, se retrouvent seules, la solitude favorise la maladie, la dépression, et accélère le processus de vieillissement.

Il faudrait proposer des missions par intérim aux personnes qui ont été licenciées sur le tard, ou encore mises en préretraite, ou aux jeunes retraités, ce qui leur permettrait d’améliorer leur retraite tout en transmettant leur compétences, leurs expériences aux plus jeunes, notamment pour les accompagner dans les créations de leur propre entreprise. Ils ont le recul que les jeunes n’ont pas forcément en démarrant.

De nombreuses personnes âgées se retrouvent isolées, et ne voient que rarement leur propre famille pourquoi ne pas leur proposer de parrainer un enfant qui serait leur petit enfant par adoption dont ils s’occuperaient. C’est tout aussi important pour une personne agée, de dialoguer, d’échanger, de transmettre, de se sentir utile, de donner de l’affection à un enfant qui a besoin d’écoute, de se sentir protéger. Qui de mieux placé que les anciens pourraient faire les répétiteurs aux enfants après la classe, n’ont-ils pas reçus une instruction plus rigoureuse que nous en grammaire, en orthographe. Et nos enfants qui sont si éveillés à toutes les nouvelles technologies pourraient en retour leur faire découvrir ce monde virtuel.

Souvenons-nous il n’est pas si loin le temps où les entreprises se transmettaient « de père en fils », là aussi il faudrait une fiscalité allégée dans le cadre d’une transmission d’une entreprise familiale.

Remettons de l’humain, remettons l’homme au cœur de la politique. Ayons une politique plus ambitieuse, plus humaniste, basée sur le respect d’autrui, et redonnons aux personnes le sentiment d’être un maillon d’une chaîne humaine. Aujourd’hui cette chaîne est rompue, nous ne savons plus faire silence pour écouter ce que l’autre a à dire, ce qui se passe tous les jours à l’Assemblée Nationale n’est que le terrible reflet de ce qui se passe chez nous, dans nos maisons, sur nos lieux de travail. Réapprenons à nous écouter, à partager nos expériences, c’est par là que commence le respect, et c’est ainsi que nous aurons une meilleure harmonisation des rapports entre les hommes ce qui de facto diminuera le climat de violence. Nous serons plus sereins, donc plus efficaces. Les entreprises gagneront en compétitivité, nous vieillirons mieux et en meilleure santé, le climat de violence s’atténuera.

C’est là peut être que les femmes peuvent avoir un grand rôle à jouer. Ne sommes-nous pas les premières à faire de l’entraide générationnelle un principe de vie, nous nous soucions constamment de nos enfants et de nos aînés vers lesquels nous nous tournons volontiers pour leur demander de l’aide ou des conseils.

 

28.09.2009

Contribution d' Elyane Cazcarra

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l'oeuil d 'elyane sur notre rencontre de septembre cliquez ICI

13.09.2009

Contribution d' Elyane Cazcarra

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Comme nous tous, Elyane Cazcarra, Notre amie de Biarritz est très attaché à Michèle ALLIOT MARIE.

 

Gaulliste de la première heure,

 

 

elle a Conçu ce clip que je vous invite à consulter

 

Elle a su capter l'essence meme du Compagnonnage, chere à nos valeurs, Lors de notre dernier dîner rencontre d'Aout.

 

Retrouvez le clip en cliquant ICI

 

22.06.2009

Sur le thème : "Comment concilier efficacité, équité et respect des libertés dans notre système judiciaire ?"

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Colette CADIEU
HENDAYE

«  OUTREAU »

 

Un homme dénonce auprès des Médias ce que seul un juge d’Instruction, en premier, était habilité à entendre et à recevoir, tant les faits étaient graves.

Pourquoi cet homme s’est-il d’abord tourné vers les Médias, plutôt que de s’adresser à la Justice ?

S’ensuivit une surmédiatisation du déroulement de l’enquête et de l’instruction, jusqu’à des indiscrétions de la part des milieux proches de l’enquête, voire des enquêteurs eux-mêmes, normalement tenus au secret professionnel.

Avait-on déjà oublié que les principales victimes étaient des enfants ? A qui l’on doit, en premier lieu,  assistance et protection.

Avait-on déjà oublié que toute personne est présumée innocente jusqu’à ce qu’elle soit jugée,  et que la détention provisoire n’est pas une condamnation mais une mesure de précaution, voire de protection ?

 Des vies de femmes, d’hommes, de familles et de leurs enfants ont été brisées à jamais.

Je doute que l’on puisse réparer un jour.

 Un Procureur Général de la Cour d’Appel de Paris donnera une conférence de Presse pour présenter des excuses publiques avant que les Juges des Assises n’aient délibéré ! La Justice reconnaissait devant ces femmes et ces hommes qu’elle s’était trompée alors qu’ils n’étaient pas encore acquittés !

 Qu’est-ce qui ne va pas, ou ne va plus dans nos Institutions pour que les règles élémentaires de déontologie ne soient pas appliquées ? Et que la part belle soit faite à la Presse au point que celle-ci ne respecte plus ni l’intégrité morale, ni la vie privée de l’individu. En matière de Droit il me semble que cela porte un nom : diffamation, atteinte à la vie privée. Et que cela tombe normalement sous le coup de la loi.

 Dans cette affaire la Presse semble s’être substituée à la Justice, aux services d’enquête, causant des dommages considérables, des préjudices d’ordre moral et psychologique que nul ne peut aujourd’hui ignorer.

 Le Juge Burgaud avait à peine six mois d’ancienneté dans la magistrature.

Le Juge d’Instruction étant,  par vocation,  un homme seul, cette affaire étant « hors normes », récupérée dès le départ par la Presse,  ce magistrat était-il dans les conditions requises pour instruire en toute sérénité ? …

 [ « … Peut-on espérer après de telles dérives remettre chacun – législateur, juges, médias.- à sa place ?… » (Sabine Mariette, Conseillère à la Cour d’Appel de Douai – Syndicat de la Magistrature). ]

 [ « …C’est un fait :  dans leur acharnement à bafouer la présomption d’innocence et à prononcer le verdict avant tout procès, les médias ont contribué à légitimer, voire conforter l’acharnement de la machine judiciaire contre les accusés d’Outreau, avant que ceux-ci ne soient acquittés… » ( par Thibaut Cara, Observatoire des Médias ACRIMED, article du 30/01/06).]

 Un tel constat ne peut que faire froid dans le dos. Car La Justice ne fait pas que condamner, elle est également censée protéger le citoyen, quel qu’il soit. Outreau nous a malheureusement démontré que nous ne pouvions pas nous en remettre à son impartialité. Sachant d’autant plus qu’au bout de la route il y a l’univers carcéral où l’être humain perd tout son sens, son humanité, sa dignité. La France,  Pays des Droits de l’Homme,  a été « pointée du doigt » pour l’état de ses prisons.  Justice et Administration pénitentiaire sont indissociables, or ces deux Institutions vont mal. Il est à souhaiter ne jamais avoir à répondre devant la Justice, comme de connaître les prisons françaises.

21.06.2009

Sur le thème : "Comment concilier efficacité, équité et respect des libertés dans notre système judiciaire ?"

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Anne le BIHAN

BIARRITZ

La difficulté de l’homme politique de trouver le bon, le juste équilibre des institutions de notre pays et de la justice en particulier ; tout en respectant la liberté de chacun ; entre le droit d’être défendu et le devoir que justice soit faite.

Au pays des Droits de l’Homme, il n’est rien de plus difficile que de vouloir retoucher aux institutions sans provoquer une révolution, une levée de boucliers de conservateurs qui considèrent que cela fait tellement de siècles que ce système fonctionne alors pourquoi le changer ?

La justice pour être efficace, doit être lente, afin de pouvoir prendre le recul nécessaire pour rendre une décision dans la sérénité, cependant il faudrait que les juges puissent répondre de leurs erreurs non pas devant le Conseil Supérieur de la Magistrature mais devant les représentant du peuple à savoir une commission parlementaire.

L’équité, « ex aequo et bono », ce qui est équitable et bon c’est un adage qui laisse au juge le soin de se déterminer en écartant les règles légales lorsqu’il estime que leur application stricte aurait des conséquences inégalitaires ou déraisonnables. Aristote disait que l’équité était la possibilité pour les hommes de remédier au caractère limité des lois humaines en corrigeant la loi. Un équilibre qui permet de rendre acceptable une forme d’inégalité.

Le constat est qu’aujourd’hui les tribunaux sont submergés de dossiers qu’ils n’arrivent pas à traiter dans un laps de temps idéal. Force est de constater que nous vivons dans une société où la violence et la contestation deviennent légion, c’est peut être en amont qu’il faudrait traiter le problème notamment en responsabilisant nos concitoyens, en restaurant davantage de civisme : la fierté d’appartenir à un pays, de porter ses couleurs, de respecter les lois de la République… au nom de notre sacro-sainte liberté qui s’arrête là où commence celle des autres. Nous avons tendance a oublié que nous sommes le pays des droits de l’homme, que cela ne s’arrête pas à texte ancestral, mais qu’il s’agit des fondements de la République Française et que cela engage chacun de nous dans le respect de l’autre.

Pourquoi la justice tant crainte hier, inspire de moins en moins le respect de nos concitoyens, voire un sentiment d’abandon, d’injustice ?

Il faut en terminer avec notre « double système » judiciaire, et que l’ensemble des tribunaux soit confié à des magistrats professionnels, que ce soit les conseils des prud’hommes ou les tribunaux de commerce où l’inégalité, l’in équité des décisions rendues frisent la caricature. En effet des salariés n’hésitent pas à se faire domicilier dans des communes où les syndicats des salariés sont forts et les représentants des entreprises inexistants, certaines instances ont un taux de décisions prises en faveur des salariés de l’ordre de plus de 80 pour cent, décisions qui sont bien souvent rejetées en appel alors quel intérêt d’une telle situation tant pour les salariés que pour les entreprises et quelle perte de temps pour les tribunaux. Les tribunaux de commerce, c’est un secret de polichinelle de savoir qu’il y règne le copinage, c’est une parodie de justice qui discrédite complètement l’institution. Dans ces conditions il n’est plus question de justice, de liberté, ni d’équité mais de persona non grata.

Une justice équitable serait une justice qui pourrait rendre une décision en toute sérénité, sans aucune pression extérieure, que ces pressions soit corporatives, associatives, politiques ou encore médiatiques. Que le citoyen, qu’il soit défenseur ou victime ait la sensation que la justice soit rendue de la même façon sur l’ensemble du territoire français et quelque soit la notoriété de l’affaire.

 

 

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