28.02.2009

Diner-Rencontre de la Branche des Pyrénées Atlantiques

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Les adhérents et sympathisants du Chêne ont planché en Février sur le Thème :

 

"Comment valoriser la libre initiative et la liberté d'entreprendre en cette période de crise ?".

 

Toutes les contributions émises par les adhérents et sympathisants sont remontées au Centre National ainsi qu’au Comité exécutif du mouvement Présidé par Michèle ALLIOT MARIE.  

 

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La crise que traverse la France et le monde a bien sûr été longuement abordée dans bon nombre de contributions mais loin du pessimisme ambiant et de la sinistrose à laquelle est confrontée notre pays, les réfléxions se sont aussi  portées sur les manières d’adapter la législation actuelle afin que les TPE et les PME puissent se développer et soient moins assujetties à des règles contraignantes (seuil du nombre de salariés, accès aux crédits, facilités de caisses, charges élevées…).

 

Afin de contribuer à leur développement, et en revenant donc sur le seuil établi de 50 salariés, l'idée très gaullienne que la participation soit ouverte aux PME est plébiscité par bon nombre de militants des Pyrénées Atlantiques.

 

Si les grandes entreprises bénéficient actuellement de l’aide de l’Etat, il en ressort que les TPE et les PME sont aussi confrontées à des problèmes qu’il ne faut pas négliger car elles représentent 30% de la masse salariale en France.

 

Il est d'une importance capitale que le mouvement gaulliste soit force de propositions pour répondre à cette crise économique.

 

Comme le veut notre tradition un diner mensuel de compagnonnage, organisé à Urrugne, a donné l’occasion aux 50 militants présents, d’échanger également  sur des thèmes d’actualités locales et nationales.

 

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19.02.2009

Jean Michel BARATE délégué du CHENE sur la commune d'Anglet

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Afin de développer toujours plus le débat d'idée, j'ai désigné notre fidèle Jean Michel BARATE, délégué du Chêne sur la commune d'ANGLET

e-mail : jm.barate@orange.fr

 

Michèle Alliot-Marie répond à Jérôme Bignon


Michèle Alliot-Marie, Ministre de l'Intérieur, de l'Outre-mer et des Collectivités territoriales, répond à Jérôme Bignon, Député de la Somme, au sujet de la situation aux Antilles (18 février 2009).

OTAN : LE CHÊNE RÉAGIT AUX DÉCLARATIONS DE NICOLAS DUPONT AIGNAN

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Michaël Bullara, Secrétaire général du Chêne, tient à réagir aux propos de Nicolas Dupont-Aignan, dans un reportage diffusé lors de l’émission « Dimanche + » de Canal +.

Interrogé par des journalistes sur le fait que le mouvement gaulliste, Le Chêne, présidé par Michèle Alliot-Marie, soutenait l’intégration de la France dans l’OTAN, Monsieur Dupont-Aignan a ironisé sur l’incompatibilité de la doctrine gaulliste avec cette situation et n’a pas hésité à remettre en cause la « bonne conscience » des militants du Chêne.

Michaël Bullara souhaite rappeler à Nicolas Dupont-Aignan « qu’il existe une grande et réelle différence entre ceux qui voient le gaullisme comme une nostalgie, voire l’utilisent comme un fond de commerce politicien ; et ceux qui, comme les adhérents, les parlementaires et les élus locaux, membres du Chêne, le font rimer avec le nécessaire pragmatisme dont la Politique a besoin au quotidien. »

Le Secrétaire général du Chêne souhaite rappeler que personne aujourd’hui ne peut se faire le porte parole du Général De Gaulle : « Personne ne peut aujourd’hui s’autoriser à dire ce que ferait l’ancien Président de la République face aux évolutions mondiales. Ce qu’il y a de certain, c’est que le gaullisme ne saurait être vu comme une idéologie figée dans le temps à laquelle il serait presque impossible d’apporter quelconque modification sans passer pour un profane. »
« En ces temps de crise économique, et de difficultés pour notre Pays, pour ses entreprises, pour nos compatriotes aussi, nous devons tous apporter notre pierre à l’édifice. Nicolas Dupont-Aignan devrait plutôt apporter son expérience et son énergie à aider le Gouvernement et le Président de la République plutôt que de s’arc-bouter sur des principes qui ne correspondent plus à la réalité du Monde d’aujourd’hui » a ajouté Michaël Bullara.

Depuis sa création, autour de Michèle Alliot-Marie, Le Chêne porte les idées d’un Gaullisme résolument tournée vers l’avenir, d’un Gaullisme du Renouveau, qui soit en capacité de s’adapter et de trouver des solutions et de formuler des propositions concrètes et pertinentes capables d’assurer la place et le rang de la France, en Europe et dans le Monde.

Le Chêne, au cœur de la Majorité présidentielle, souhaite poursuivre son travail de rassemblement de toutes celles et tous ceux qui ne se résignent pas. « Il ne s’agit pas d’alimenter le bla-bla d’un club ou d’un cercle fermé, mais de rassembler les énergies et les talents et d’agir concrètement au service de la France et des Français » a conclu Michaël Bullara.

18.02.2009

Sur le thème "Comment valoriser la libre initiative et la liberté d'entreprendre en cette période de crise ?"

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Jacques CAPLANNE

Urrugne

L’économie nationale n’appartient pas aux entreprises du CAC 40.

 

 Il existe aussi :

 

 

1 – L’Artisanat : qui représente 33 % des entreprises inscrites à titre principal ou secondaire de l’ensemble des entreprises (Source Ministère de l’économie, des finances, de l’industrie –Editions 2003.). Il représente 14 % de l’emploi intérieur dans les branches de l’industrie, du commerce et des services (Source DGI/INSEE).

 

L’artisanat, moteur de l’économie française, rassemble plus de 3 millions d’actifs en France. Le secteur dépasse aujourd’hui 920 000 entreprises, rassemble 510 activités différentes et est ainsi la première entreprise de France avec 100 000 embauches chaque année et le départ à la retraite de 30000 actifs dans les 20 ans à venir. Donc, c’est un secteur créateur et générateurs d’emplois.

 

Les entreprises artisanales emploient, dans leur majorité, moins de 10 salariés. Qualifiés dans leur métier, les artisans sont les dépositaires de nombreux savoir-faire, ces chefs d’entreprises indépendants assurent seul ou avec leur conjoint la responsabilité de l’entreprise, travaillent dans un esprit d’initiative, de recherche de qualité et de satisfaction du client.

 

Les entreprises artisanales sont un vecteur de l’équilibre des agglomérations, elles dynamisent l’économie du territoire rural, assure un rôle de service de proximité et un lien social reconnu.

 

31 % des entreprises sont implantées en communes rurales

41 % dans des centres urbains de moins de 200 000 habitants

28 % dans des communes de plus de 200 000 habitants.

 

 

2 - Les TPE – PME – PMI : Selon l’étude IBM auprès de 1130 dirigeants, l’entreprise de demain est : avide de changement, innovante et avant-gardiste dans son approche client, révolutionnaire par nature, responsable et authentique. L’année 2008 est une année record pour la création d’entreprises en France, plus de 320 000. D’autre part, 29 % des Français ont envie de créer ou reprendre une entreprise ou se mettre à son compte. 53 % de ces Français désireux de créer ou de reprendre une entreprise estiment que l’image des chefs d’entreprises auprès de l’opinion est bonne car les entrepreneurs permettent de :

 

 - Créer de la richesse pour tous

- Créer des emplois.

 

 

COMMENT VALORISER LA LIBRE INITIATIVE ET LA LIBERTE D’ENTREPRENDRE

 

 

 

Les questions relatives aux locaux artisanaux, PME, PMI,TPE (accès, utilisation, financement, etc.…), ses relations avec les cœurs de ville et les services dus à leur clients sont des éléments importants pour les prises de décision.

 

Il existe déjà en France, un système de logement social dit « H.L.M. » destinés aux classes populaires et aux salariés, et qui reçoit des subventions d’état.

 

Pourquoi ne pas mettre ce système aux services des ARTISANS, PME, PMI, TPE ?

 

1 – LE FINANCEMENT : Géré au niveau départemental ou régional, il doit se faire sur du long terme, et à des taux subventionnés. Le terrain, objet de la construction future, peut faire l’objet d’un bail à construction, et donc, revenir de plein droit à la collectivité publique au terme dudit bail.

 

D’autre part, des subventions pourraient être accordées aux preneurs, soit pour l’investissement outil, soit pour l’investissement recherche. De même, des exonérations fiscales pourraient être envisagées selon le secteur d’activités.

 

E – LA CONSTRUCTION : L’édification de bâtiments modulables selon les activités souhaitées (Regroupement d’artisans, petits commerces de proximité, regroupements d’associations etc. ..), dans un même lieu de plusieurs activités complémentaires favorise le développement d’une offre variée.

 

Réorganiser l’espace permet également de résoudre les problèmes liés aux inconvénients en matière de pollution, de bruit ou d’encombrements dus aux livraisons.

 

3 – L’INSTALLATION : La modularité des  surfaces, étudiées en fonction des besoins du locataire permet d’agrandit l’offre et peut également éviter les contraintes financières  du preneur.

 

Le bail établi classiquement sur les données du bail 3/6/9 du Décret du 30 Septembre 1953 permettra à l’occupant d’avoir la propriété commerciale de son fond de commerce à partir du 24ème mois et lui permettra de se motiver afin de développer son entreprise, contrairement aux « pépinières et/ou incubateurs »

 

Prévu pour favoriser l’installation de jeunes créateurs, ces « pépinières et/ou incubateurs » présentent certaines limites de développement, notamment, la durée d’installation, pas souvent respectée, mais établi sur du court terme, des loyers qui ne permettent pas d’appréhender les coûts réels du marché locatif, des services communs (secrétariat, photocopies etc. )  qui ne sont pas d’une grande confidentialité.

 

Le système de logement social adapté aux  services des ARTISANTS, PME, PMI, TPE, permettent de :

 

- Favoriser l’installation d’entrepreneurs

- Simplifier la vie des entreprises

- Regrouper les activités pour mieux satisfaire les clients

- Investir dans le long terme sans engager de dépenses courantes de soutien.

 

Bien entendu, ce document n’est qu’une ébauche de ce que les pouvoirs publics peuvent mettre à la disposition des ARTISANTS, PME, PMI, TPE, pour valoriser la libre initiative et la liberté d’entreprendre.

Michèle Alliot-Marie répond à Claude Bodin


Michèle Alliot-Marie, Ministre de l'Intérieur, de l'Outre-mer et des Collectivités territoriales, répond à Claude Bodin, Député du Val-d'Oise, au sujet de la baisse des chiffres de la délinquance (17 février 2009).

17.02.2009

La France dans l'Otan :le choix de la responsabilité par Michèle ALLIOT MARIE

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La ministre de l'Intérieur et ancienne ministre de la Défense Michèle Alliot-Marie soutient la décision du président de la République de faire revenir la France dans le commandement militaire de l'Otan.

 

 

Le 3 avril prochain, la France rejoindra-t-elle le commandement militaire de l'Otan ? Aujourd'hui, cette perspective suscite des polémiques.

 

La France participe pourtant depuis 1949 à l'Otan, alliance de pays européens et nord-américains pour faire face à une agression majeure visant un de ses membres. En 1966, elle s'est retirée du commandement militaire. Son retour envisagé dès 1995 s'était heurté au refus des États-Unis de reconnaître notre place par l'attribution d'un des grands commandements.

 

Gaulliste de conviction, ministre de la Défense pendant cinq ans, aujourd'hui ministre de l'Intérieur, je suis sensible aux inquiétudes dès qu'un sujet engage la souveraineté du pays ou l'avenir de notre nation.

 

Je le dis sans ambiguïté, les craintes ne sont pas fondées dès lors que les conditions posées par le président de la République seront satisfaites.

 

Éviter les facilités démagogiques, c'est d'abord rappeler des réalités.

 

Première réalité : c'est en 1966 que le général de Gaulle a jugé nécessaire de quitter le commandement militaire de l'Otan. Entre 1958 et 1966, la France gaulliste y participait donc. Pourquoi l'avoir quitté ? Essentiellement pour préserver notre pleine autonomie sur le programme nucléaire naissant, gage de notre indépendance.

 

Aujourd'hui, la force de dissuasion nucléaire française existe et, à la différence de 1966, nous pouvons participer au commandement militaire sans renoncer en rien à notre souveraineté entière sur l'arme nucléaire.

 

Deuxième réalité : la France est membre de l'Otan. Contrairement à une idée reçue, elle ne s'en est jamais retirée ! Elle en est même l'un des principaux contributeurs en hommes et en financement. Elle a exercé le commandement des forces au Kosovo de 2004 à 2005, en Afghanistan en 2004, sans que quiconque, parmi les protestataires du jour, y trouve à redire. Paradoxe : elle n'a pas de poste dans le commandement militaire.

 

Troisième réalité : l'Otan prend ses décisions à l'unanimité. L'opposition d'un seul de ses membres interdit son engagement. En aucun cas, la France ne saurait donc être obligée de participer à une opération contre son gré. Il est foncièrement faux d'évoquer un alignement automatique sur nos alliés américains. La preuve, s'il en était besoin, c'est que lorsque les États-Unis ont décidé d'engager la guerre contre l'Irak, l'Allemagne, membre à part entière de l'Otan, a refusé d'y participer.

 

Ces réalités rappelées, que signifie la présence de la France au sein du commandement militaire ?

 

Dans le commandement de l'Otan, la France élargira sa capacité d'action sur le plan militaire et diplomatique, elle aura les moyens de peser plus sur les choix stratégiques.

 

En participant à toutes les structures, il devient possible d'exercer une réelle influence non plus seulement sur les décisions, mais aussi et surtout sur la conduite des opérations. Notre vision, notre savoir-faire dans le rapport aux populations, ce que nos alliés appellent la « French touch », pourra être prise en compte en amont et dans le déroulement de toute intervention.

 

Nos responsabilités seront ainsi davantage en conformité avec la réalité des moyens militaires que nous déployons.

 

Il devient possible de peser plus pour faire évoluer l'Otan vers un fonctionnement plus souple, plus simple, plus réactif. Renforcée en son sein, la France aura demain la capacité à peser réellement sur cette transformation.

 

Le monde de 2009 n'est pas celui de 1949 ou de 1966. L'Otan de 2009 n'est plus celle de 1949 ou de 1966. Son champ géographique d'action est plus large, ses cibles plus précises, son besoin de réactivité plus grand.

 

Avec la fin de la guerre froide, puis de l'Union soviétique, le sens et les missions de l'Otan devaient être redéfinis. Lorsque la France a accepté en 2003 que l'Otan intervienne en Afghanistan, elle lui a permis de refonder son ambition : affirmer la solidarité de nos démocraties et défendre leurs valeurs face aux nouveaux risques du monde et d'abord le terrorisme. Consolider notre place au sein de l'Otan, c'est aussi renforcer notre action contre le terrorismequi nous menace pas plus mais pas moins que les autres.

 

Bien sûr, notre présence dans le commandement militaire dépend de la satisfaction des conditions rappelées par le président de la République en septembre 2007.

 

La première d'entre elles, c'est la garantie de notre indépendance.

 

Nul ne songe à remettre en cause la règle du consensus qui garantit notre liberté d'engager ou non une opération au titre de l'Otan. Quelle idée méprisante de la France se font ceux qui prétendent que ses dirigeants pourraient céder à des pressions. Le renforcement du contrôle parlementaire français sur l'engagement de troupes en opérations constitue de plus désormais une garantie supplémentaire.

 

La souveraineté nationale sur la force nucléaire est la base intangible de notre indépendance. Personne ne la discute.

 

Deuxième condition, la reconnaissance de la Défense européenne comme pilier de l'Alliance.

 

Il m'est revenu, en 2003, de participer à la création de la première force européenne autonome en République démocratique du Congo. Depuis lors, les missions se sont multipliées, à l'extérieur et à l'intérieur de notre continent. La création des GT 1500, de l'Agence européenne de l'armement, de la force européenne de gendarmerie, de la cellule de planification lui a donné les structures de son opérationnalité.

 

L'Europe de la Défense est aujourd'hui une réalité : elle est déployée au Tchad et dans le golfe d'Aden contre la piraterie. Elle n'est nullement contradictoire avec l'Otan. Les nations européennes de l'Otan sont à peu de chose près celles qui composent l'Europe de la Défense. Une vraie complémentarité peut s'organiser. Les conflits actuels et probables sont suffisamment nombreux pour qu'on ne se dispute pas le « privilège » de participer à leur règlement.

 

Et les réticences de certains pays européens à faire les efforts nécessaires pour renforcer la Défense européenne seront d'autant plus faciles à surmonter qu'ils auront l'assurance que celle-ci ne se construit pas contre l'Otan.

 

Troisième condition fixée par le président de la République : la juste reconnaissance de notre poids dans l'Europe de la Défense et l'européanisation de l'Alliance.

 

Elle passe par l'attribution de grands commandements. C'est là que se mesurera la reconnaissance des alliés de notre rôle dans la sécurité commune.

 

La réintégration de la France dans le commandement militaire de l'Otan n'est donc pas le choix d'un quelconque renoncement. Au contraire ! C'est celui de la responsabilité assumée sans aucun complexe. Il répond pleinement aux défis du XXe siècle, à la volonté de défendre collectivement les valeurs qui unissent nos démocraties, dans la fidélité à l'une des plus fortes exigences du gaullisme : le refus de la fatalité et la grandeur de la France.

 

 

16.02.2009

Sur le thème "Comment valoriser la libre initiative et la liberté d'entreprendre en cette période de crise ?"

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Colette CADIEU

Hendaye

Supprimer la T.P. (Taxe Professionnelle) pour les petits entrepreneurs .

 

Cet impôt est injuste, il pèse sur la compétitivité des entreprises. En 1975, au lendemain du premier choc pétrolier, Jacques Chirac l’instaure. François Mitterrand le qualifiera quelques temps plus tard « …d’impôt imbécile… ». En 2004 Jacques Chirac reconnaît  « …qu’il pèse sur l’Industrie et qu’il faut lui substituer un nouveau dispositif… ». Le rapport Fouquet à l’époque montre que depuis les années 1980  « …la taxe professionnelle pèse plus lourdement sur l’ensemble des entreprises dans les périodes où elles connaissent des difficultés conjoncturelles et sont exposées à des risques d’illiquidités et d’insolvabilités… ». Nous y sommes.

 

A une époque de concurrence acharnée et sans merci, dans un monde en crise, il est suicidaire de croire que les petites entreprises, les petits patrons indépendants, commerçants et artisans, peuvent supporter encore plus de charges et d’impôts.  Les leaders syndicaux semblent ne pas vouloir faire le distinguo entre ces petits patrons et les « grands capitaines de vaisseaux » aux bonus vertigineux.

 

10, 12, 14 heures/jour pour un artisan taxi, un artisan chocolatier, un charpentier, un plombier. 20, 30, 48 heures d’amplitude horaire pour une certaine catégorie de transporteur. Avec à peine un jour de repos/sem., dimanche et jours fériés inexistants. En 25 ans d’exercice, à peine un an de vacances. Avec une vie familiale en pointillés, pour ne pas dire entre parenthèses.

 

Vantons les forces vives d’une nation, à condition de ne pas les anéantir et les broyer dans l’ inextricable maquis administratif et infernale machine fiscale.

 

Les élus locaux et les collectivités territoriales s’inquiètent :  il faudra une contrepartie.

 

Nous sommes bien obligés de reconnaître que l’Appareil d’Etat coûte cher. Les gouvernements passent, les institutions perdurent, et leurs exécutants avec. Tout ce qui a fait la richesse de La France durant les « Trente Glorieuses » n’est plus. Nous nous inquiétons  pour notre système de Santé, l’avenir des Caisses de Retraite car le Pays ne génère plus assez de richesses pour en assurer le pérennité.

 

Ajouter à cela les intérêts catégoriels, les corporatismes, nos avantages acquis, nos individualismes, nos exigences, nos prétentions, sommes nous vraiment prêts à réformer et à voir que les injustices sociales ne sont pas toujours du côté des salariés ? Que la même règle ne peut être appliquée aux  petits patrons, comme aux  Multinationales, Holding, Groupes de Grande Distribution et Grandes Entreprises ? Quoique certains de ces géants (ex : industrie automobile) viennent de nous montrer leurs limites dans cette immense bourrasque financière et planétaire.

 

 

 

 

 

 

15.02.2009

Sur le thème "Comment valoriser la libre initiative et la liberté d'entreprendre en cette période de crise ?"

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Anne LE BIHAN

Biarritz

Aujourd’hui nous subissons de plein fouet la limite de la liberté ou plus exactement d’une certaine vision de la liberté, celle du profit, du gain. Nous courrons après le temps, parce que l’on a de cesse de nous dire que le temps c’est de l’argent ; que pour être heureux, il faut avoir une vie accomplie, un foyer, des enfants. Bref pour être heureux, il faut avoir un métier passionnant et qui rapporte suffisamment pour satisfaire le moindre de nos désirs ou devrait-on dire de nos caprices ? Nous sommes restés dans la société de consommation à tout va qui prône l’individualisme voire l’égocentrisme. La notion de famille se réduit au fil des ans à peau de chagrin, maintenant on parle de famille mono parentale. Tel est le constat.

La crise ne serait-elle pas une sonnette d’alarme qui dirait ASSEZ le monde court à la catastrophe. Il faut inventer une autre façon de vivre en société.

Cessons de ne voir que le côté négatif des personnes, des choses, parce que de tout négatif il faut en retirer du positif. Préoccupons-nous de l’autre, de nos enfants, de nos parents, de nos voisins,… Il faut reconsidérer la place de la famille au cœur de la société et inciter les gens au renforcement des liens inter-générationnels, par l’entraide. Redonnons confiance aux gens en leur donnant envie d’aller de l’avant, d’entreprendre, d’innover, ce devrait être un enjeu politique majeur. Arrêtons d’être en attente permanente des autres ou de l’Etat, cessons cet assistanat individuel et encourageons les personnes qui souhaitent créer de l’emploi, innover. Inversons la question : que pouvons-nous faire pour avancer et non pas qu’est-ce que l’Etat peut faire pour nous, prenons nous en charge et devenons adulte. Appliquons ce que nous prônons tous les jours à nos enfants de faire et nous en gagnerons en respect en retour.

Le tissu économique français est constitué de centaines de milliers de Très Petites Entreprises. L’Etat a tendance à se focaliser sur les grandes sociétés alors que pour diverses raisons économiques et écologiques, il faut aujourd’hui faire revivre les petits métiers, l’artisanat, le service de proximité. L’Etat, est là pour donner des pistes, fixer des axes et faciliter la liberté d’entreprendre à toutes les femmes et les hommes de bonne volonté qui croient en leurs projets en allégeant les charges qui pèsent trop fortement sur l’entreprise ; en formant les futurs chefs d’entreprises à la gestion. Revalorisons le métier d’entrepreneur, ce n’est pas parce que quelques uns ont failli, que l’on doit bannir l’ensemble des patrons.

Créons, bâtissons ensemble l’avenir.

 

14.02.2009

Sur le thème "Comment valoriser la libre initiative et la liberté d'entreprendre en cette période de crise ?"

Marlène MOULIN

Guethary

Cette crise est une opportunité énorme pour revoir tous nos modèles et nos  schémas mentaux. Cette refonte générale devrait permettre de remettre l'humain, et donc la nature à laquelle nous sommes intimement liés, au coeur du système. Toutefois, les valeurs promues par de nombreux cercles sont liées à l'argent ce qui ne présage rien de bon quant à la capacité de rebond de nos sociétés. La déstructuration morale a abouti à une crise sans précédent car la fuite en avant et le mensonge ont été privilégiés pour maintenir sous respiration artificielle un modèle à bout de souffle et de plus en plus générateur de violences de toutes sortes (morale, éccologique, physique, économique, ethnique, etc...). La liberté d'entreprendre a pour limite le respect d'autrui et le respect des lois car une liberté sans limite telle qu'elle est pratiquée aujourd'hui ne peut aboutir qu'à des zones de non droit où le plus fort domine. Il ne faudrait pas que l'impuissance à gérer en commun la sortie de crise déclenche  une dérégulation et déréglementation totale. Or, l'absence de moyens pour faire appliquer les lois et certaines relations incestueuses entre Etat et pouvoirs économiques à travers le monde ont abouti à la crise des marchés financiers qui sont surveillés par des autorités de contrôle (qui ont contrôlé quoi exactement ???). Le contexte étant plus fort que le concept, ce contexte est privatif de liberté car il remet en vigueur la loi du plus fort et du plus malin et du copinage. Par conséquent, le fondement de la liberté d'entreprendre est la moralité car l'homme, acteur économique, est situé dans un réseau de relations qui le rendent interdépendant. L'intérêt individuel ne peut s'affranchir de l'intérêt collectif : un nouveau contrat social est à élaborer avec la création de nouveaux concepts pour changer le contexte (crime écologique, délit dans les relations sociales (mensonges et fausses promesses), etc....). La vie naît de la vérité et le mensonge est toujours générateur de mort.

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