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25/08/2008

Sur le thème : Quelle politique culturelle au service de la France ?

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 Voici la contribution de Colette CADIEU

Vaste sujet. Et quelle meilleure ambassadrice pour la France sinon sa Culture ? Mais à ce niveau cela n’est-il pas du ressort D’une seule élite ?

 

Je doute fort que l’ensemble des Français puisse apprécier à sa juste valeur la diversité et la richesse du patrimoine culturel. Depuis Charlemagne la France n’a jamais cessé par ses Arts, ses Lettres, le génie de ses Bâtisseurs (XIII ème siècle, Cathédrale de Chartres) d’innover, de s’ouvrir à différents courants, accueillant les plus grands initiateurs de son rayonnement ( La Renaissance, Léonard de Vinci, entre autres).

Nos auteurs, classiques ou contemporains, ont éveillé bien des consciences et suscité des vocations bien au-delà de nos frontières (1995 :  les Prix Goncourt et Médicis sont décernés à un certain Andreï Makine, écrivain russe).

Cependant je ne pense pas que nous nous soyons aussi bien distingués dans le domaine de l’Audiovisuel. Le « merchandising » a pris le pas sur la qualité des différentes prestations télévisées, pour la plus grande gloire du « real TV », toutes chaînes confondues : voyeurisme,déshabillage de faux sentiments, dans une surenchère d’émotions aussi fabriquées qu’indécentes, dans le seul but de produire, d’exploiter, de diffuser à l’intention d’un  audimat sans cesse demandeur. « Business is business ». Pour ne citer qu’Andreï Makine lui-même : «  L’homme devient une marchandise. C’est très visible. Regardez Loft Story. C’est tout de même effarant !.. »

(Horsepress , entretien avec JL Tallon).

 

La TV a volé la vedette :  « l’opium du peuple », c’est elle à présent. Nul doute qu’à vouloir « formater » le plus grand nombre, on réussise à faire grimper l’audimat. Les vraies, les belles émissions n’ont lieu qu’une fois par semaine (au mieux), ou à heures tardives, quand ce n’est pas au milieu de la nuit. Les chaînes culturelles sont trop rares. L’hégémonie des modèles anglo-saxons impose ses diktats. Alors ?  Quelle volonté politique pour redonner l’envie de se cultiver, de s’enrichir des connaissances nécessaires à la compréhension du Monde ?

 

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