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31/08/2010

Michele ALLIOT-MARIE était l'invitée de Jean Pierre ELKABBACH ce matin sur EUROPE 1

Tribune de MAM dans Les Echos : "Replaçons les classes moyennes au coeur de la Nation"

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Cadres, employés, fonctionnaires, artisans, médecins, commerçants… La classe moyenne est diverse. On l'appelle classe, alors qu'elle n'exprime aucune revendication catégorielle. On la dit moyenne, alors qu'elle représente l'immense majorité du corps social.

Consommateurs, producteurs, investisseurs, entrepreneurs, les Français de la classe moyenne font vivre l'économie de la nation et des territoires. Ils contribuent au dynamisme du secteur privé, à l'excellence du secteur public, à la qualité de vie « à la française ».

Ni caste ni corporation, la classe moyenne forme le noyau de notre société. Elle a créé la République, forgé le tissu commercial et industriel, imaginé l'équilibre institutionnel, suscité la couverture sociale.

Ces Français ont toutes les raisons d'être fiers. Fiers de gagner leur vie par leur travail et de contribuer ainsi à la richesse de la nation. Fiers d'être utiles à la société, de transmettre les valeurs de l'effort, du mérite et du travail.

Et pourtant, les Français de la classe moyenne s'interrogent sur leur place au sein de la nation.

Ces Français sont rarement éligibles aux aides sociales, mais ils contribuent largement à l'effort fiscal. Ils ne descendent pas dans la rue, mais expriment un besoin légitime de faire entendre leur voix.

Ils savent qu'ils n'ont rien à attendre des vieilles recettes de la gauche. Les adeptes de la société d'assistanat n'écoutent jamais ceux qui la financent. Les spécialistes de la « taxation des riches » ont les idées larges quand il s'agit de déterminer qui est assez riche pour payer toujours plus. Souvenons-nous de François Hollande pour qui on est riche dès lors que le revenu familial atteint 4.000 euros.

Ne laissons pas s'installer le sentiment d'une injustice au sein de cette immense majorité des Français qui travaillent, qui créent, qui s'adaptent. Ils veulent être associés aux choix économiques et sociaux de la nation. Ils veulent être reconnus dans le métier qu'ils sont fiers d'exercer, par la société dans laquelle ils vivent, transmettent leurs valeurs de l'effort, du mérite, du travail bien fait.

Une meilleure association des salariés au destin de leur entreprise est plus que jamais nécessaire. L'actionnariat salarié, l'intéressement aux résultats, la participation à la gouvernance, prônés par les gaullistes, permettent de conjuguer responsabilité et solidarité.

Les Français des classes moyennes savent que l'avenir du financement des retraites se joue aujourd'hui. Ils sont prêts à consentir les efforts nécessaires, dès lors qu'ils sont justes et acceptables pour tous, dès lors qu'ils seront reconnus demain. Si les Français acceptent la réforme des retraites, c'est qu'ils savent qu'elle est raisonnable et qu'ils en bénéficieront, eux et leurs enfants.

Les Français des classes moyennes sont généreux, mais n'acceptent pas que la logique de l'assistance l'emporte sur celle du mérite et de l'effort. La nécessaire solidarité ne doit pas décourager la volonté de travailler, de produire. Le travail doit être valorisé au sein de la société : c'est le sens du revenu de solidarité active ou de la défiscalisation des heures supplémentaires créés ces dernières années.

Les Français des classes moyennes ont envie que demain soit meilleur qu'aujourd'hui pour eux et leurs enfants. Ils veulent que la promotion sociale retrouve tout son sens, que celui qui commence en bas de l'échelle puisse, par son travail, être demain au sommet de son administration, de son entreprise, de son hôpital, de son régiment. L'arrogance des petits ou grands chefs, la sclérose sociale confortée par les statuts trop figés doivent laisser la place au dynamisme et à l'émulation. Cela passe par les internats d'excellence voulus par le président de la République pour les enfants des milieux les plus modestes, par un nouvel élan de promotion professionnelle, par une formation continue revivifiée.

Aujourd'hui plus que jamais, la France a besoin de ses classes moyennes. De leur travail, de leurs efforts, de leurs valeurs, de leurs idées. Pessimistes, déclinistes ou fatalistes, regardez les classes moyennes : elles nous donnent toutes les raisons d'espérer en l'avenir de la France.

30/08/2010

MAM sur EUROPE 1

logo_europe_1.jpgMichèle Alliot-Marie, Ministre d'Etat, Garde des Sceaux, ministre de la Justice et des Libertés, et Présidente du Chêne, sera l'invitée de Jean-Pierre Elkabbach dans la Matinale d'Europe 1, le Mardi 31 août à 8h20.

28/08/2010

Diner Débat de la branche des Pyrénées Atlantiques

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LE CHENE continue de rassembler la majorité présidentielle autour de sujet de société, ce soir c'était la Pêche qui était à l'honneur

80 militants se sont retrouvés au restaurant Arroenia à Béhobie à l’invitation d’Henri LEVRÉRO, Chargé de mission départemental du CHENE. Serge LARZABAL, Président du Comité local des Pêches du quartier maritime de Bayonne est venu nous présenter le thème du mois « contraintes écologiques, contraintes économiques, quel avenir pour la pêche ». Monsieur LARZABAL nous a exposé le rôle du Comité qui tend a devenir plus participatif sur l’avenir de la Pêche en général et sur la Côte Basque en particulier. Après nous avoir rappelé ce qu’a représenté jadis la pêche sur la Côte Basque et le constat de sa baisse au fil des années avec notamment l’apparition des nombreux quotas en partie responsable de cet état de fait, il a fait tomber quelques « non vérités » que les écologistes utilisent un peu trop facilement; en effet aucune espèce n’est en voix de disparition. Il a regretté le laxisme de l’Europe envers certains états membres peu scrupuleux envers les quotas imposés par Bruxelles. Frédéric NIHOUS, président de Chasse Pêche, Nature et Tradition, Conseiller Régional de la majorité présidentielle, a répondu que concernant l’Europe il fallait en effet rester vigilent afin que les équilibres entre les différents états d’une part et les différentes politiques communes soient respectés. Monsieur NIHOUS nous a fait part de son inquiétude de voir fleurir dans nos mers et nos océans des champs d’éoliennes, dont personne ne veut plus sur terre, et qui pourraient avoir des conséquences désastreuses sur l’éco-système marin. L’enjeu du développement durable réside dans l’harmonie des politiques économiques, sociales et environnementales.

Retrouvez les photos ci dessous

http://picasaweb.google.fr/Henri.Levrero/CheneAout10

22/08/2010

Il n'est pas de société sans règles

TRIBUNE - Michèle Alliot-Marie, ministre de la Justice, rappelle que tout ce qui réduit l'autorité des institutions affaiblit la République.

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Il n'est pas de démocratie sans respect des règles inscrites dans les lois votées par les élus du peuple.

Il n'est pas de République sans respect de l'autorité qui assure l'obéissance aux lois.

La sécurité est au cœur de l'actualité de l'été, avec le rappel ferme par le président de la République de son refus de la violence, de la violation du droit de propriété, des trafics divers, des agressions contre les forces de l'ordre.

On est souvent surpris des commentaires et polémiques sur une évidence démocratique : la loi doit être respectée par tous, sa violation doit être sanctionnée, la réitération de la violation prévenue et empêchée.

Si ces attaques relèvent souvent de la mauvaise foi politicienne banale ou de la provocation populiste de certains médias, elles sont aussi l'occasion de réfléchir sur les conditions de notre vie en commun, sur notre adhésion aux principes de la République, et sur nos comportements personnels.

Les mises en cause de toute autorité et de tous ceux qui incarnent l'autorité se multiplient : injures, jets d'objets ou de pierres, voire tir à l'arme de guerre contre les policiers ou les gendarmes, mais aussi agressions contre les conducteurs de bus qui y symbolisent pour certains l'autorité. Certes, ces comportements sont très minoritaires, mais ils se banalisent.

D'où la nécessité à la fois de sanctionner mais aussi d'expliquer et de démontrer la nécessité des règles qui empêchent que règne la seule loi du plus fort.

D'où le besoin d'une attention particulière et d'une action déterminée envers les populations les plus fragiles pour leur démontrer que le respect de la loi et de l'autorité, c'est la garantie du mode de vie auquel elles aspirent.

D'où l'exigence que la loi qui crée les aires de passage, le règlement qui exclut le tutoiement par les policiers, la règle de bon entretien des HLM soient parallèlement bien mis en œuvre.

Mais la contestation de l'autorité n'est pas l'apanage des cités. Paradoxalement, elle est aussi le fait de certaines élites qui, par démagogie, populisme ou égoïsme, contestent qui l'autorité de la loi, qui celle des institutions, qui le président de la République.

Comment expliquer à ces jeunes de quartiers difficiles le respect dû à la loi et à la police quand un bâtonnier appelle à la désobéissance civile contre un texte qui lui déplaît, quand tel artiste, au nom de sa «créativité», incite ses fans au meurtre de policiers, quand tel patron de presse pour doper ses ventes ne trouve meilleure une qu'une insulte au président de la République, quand tel député compare l'évacuation par les forces de l'ordre d'une propriété occupée illégalement aux rafles sous l'Occupation. Au-delà de l'outrance, je vois dans toutes ces attitudes l'oubli des fondements mêmes du pacte républicain. En France, la loi doit être respectée par chacun, quelle que soit son origine, sa religion, son statut social : la propriété est protégée par la loi. Cette réalité s'impose aux gens du voyage comme à tout citoyen. La dignité des femmes est garantie par la Constitution quelle que soit la religion ou la coutume du pays d'origine, d'où l'interdiction de l'excision et du voile intégral. La protection sociale est assurée sur des critères identiques, d'où la lutte contre les fraudeurs qui détournent des prestations à leur profit mais au détriment de ceux qui en ont besoin et de ceux qui cotisent.

Garantir l'application républicaine de la loi implique le respect de ceux qui ont en charge sa mise en œuvre : police, justice, mais plus largement Parlement, gouvernement, et a fortiori président de la République.

Ce qui affaiblit l'autorité de l'une ou de l'autre de ces institutions affaiblit la République.

Le respect des institutions, c'est aussi le respect de ceux qui les incarnent.

Qu'on exige d'eux un souci scrupuleux de la loi, et même une éthique particulière dans l'exercice de leurs missions, est normal.

Que certains les poursuivent d'une vindicte personnelle en raison de leur fonction et mènent une véritable chasse à l'homme révèle au-delà d'une volonté de détruire un homme, son couple ou sa famille, une arrière-pensée plus fondamentale de contestation systématique de toute autorité qui n'est pas la leur.

Vivre ensemble, c'est respecter les règles de la société, c'est aussi savoir respecter l'autre, qu'il soit simple citoyen, ministre ou président de la République.

C'est admettre que l'homme politique peut avoir ses imperfections, mais celui qui le critique doit aussi être lucide sur les siennes.

C'est surtout faire preuve de modération et d'objectivité quand on porte un jugement sur autrui.

C'est admettre que celui qui ne partage pas nos opinions peut agir par idéal, envie de bien faire, aspiration à faire progresser le bien commun.

Ce respect de l'autre, c'est l'éthique de la politique, c'est l'éthique de la République.

 

01/08/2010

Infos Juillet 2010

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