19/03/2009
Sur le thème "L'ELARGISSEMENT DU G8 AU G20 SIGNIFIE-T-IL UN REEQUILIBRAGE ENTRE NORD ET SUD ?"

Etats-Unis, Japon, Russie, France, Allemagne, Angleterre, Canada et Italie composent actuellement le G8, soit 61% de l’économie mondiale. Ce qui signifie que près de la moitié de la planète n’est pas consulté lors des grandes décisions économiques prises lors du G8. L’élargissement au G20 avec l’entrée notamment de la Chine, du Brésil, de l’Inde et de l’Arabie Saoudite semble tout à fait justifier.
Donc, des pays du sud vont prendre une tout autre dimension sur la scène internationale, du moins pour les décisions communes. Au niveau mondial, les pays émergents sont devenus essentielles pour les échanges commerciaux. Toute entreprise se lançant dans l’internationalisation ne peut le faire sans étudier les facteurs liés à ces nouveaux pays.
Peut-on appeler encore ces pays les pays du sud ? Existe-il encore une limite nord-sud ? L’auteur Thomas L. Friedman écrit un livre qui est reconnu pour bible dans les universités américaines s’intitulant Le monde est plat (the world is flat). Il explique très simplement que la mondialisation efface les frontières, et que les modes de consommation diffèrent à cause des différences culturelles, et non seulement frontalières.
Il ne faut certes pas oublier que la majorité des pays pauvres si situent au sud. Et la vient un réel problème. Nous voyons que les pays riches et les pays émergents investissent considérablement dans les nouvelles technologies et les moyens de communication. Il serait bon ici de rétablir un constat :
• 1 personne sur 3 ne mange à sa faim tous les jours.
• 2 personnes sur 3 gagnent moins de 1$ par jour.
• 1 personne sur 3 n’a pas accès aux besoins médicaux qu’ils nécessitent.
• L’analphabétisme touche plus de 50% de la population mondiale.
Ces quelques chiffres amènent un constat amer. Peut-on continuer à travailler, à inventer et innover des moyens de communication quand la majorité de la population mondiale souffre d’un manque de base (nourriture, éducation, soins, eau…). Sommes-nous dans le même monde ? Comment travailler avec certains pays quand nous nous envoyons des emails et eux ne savent pas lire, et donc bien sur, pas utiliser un ordinateur ?
Les solutions sont bien sur connues de tous, mais revient la question fataliste : Qui paie ?
Nous ? Les états ? Quel leader politique d’un pays riche peut amener ces concitoyens à payer des impôts pour « les autres » ?
Les entreprises ? Quel chef d’entreprise proposera le partage du dividende avec une cause humanitaire à l’heure où les actionnaires sont moins rémunérés ?
Peut-être que les pays émergents deviendront des zones motrices dans les régions du monde les plus en difficultés.
Le G20 permettra que les pays riches restent riches et que les pays émergents deviennent riches à leur tour. La mondialisation a permis de diminuer la frontière Nord-Sud. Le G20 permettra un rééquilibrage entre le nord et le sud si les nouveaux pays deviennent des moteurs pour les pays pauvres autour.
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18/03/2009
Sur le thème "L'ELARGISSEMENT DU G8 AU G20 SIGNIFIE-T-IL UN REEQUILIBRAGE ENTRE NORD ET SUD ?"

Un sommet mondial aura lieu le mois prochain à Londres, sur fond de crise, ou comment en sortir. La nouvelle donne de l’économie, avec l’apparition des pays émergeants, il était en effet indispensable d’associer ces pays dans la réflexion sur les partenariats et les échanges économiques mondiaux.
Il se trouve que les pays qui vont intégrer pour la première fois le sommet des pays les plus puissants proviennent essentiellement de l’hémisphère sud. Depuis quelques années ces pays connaissent une croissance fulgurante ; alors que dans le même temps nous rencontrons un ralentissement suite à des années de très forte consommation. Les flux mondiaux se sont inversés. Ils ont une démographie croissante et ils doivent à eux seuls, quasiment produire la consommation mondiale.
La crise que nous traversons, nous oblige à constater les limites d’une consommation à outrance, avec une population vieillissante et exigeante en matière sociale. Nous ne produisons plus, nous sommes devenus des consommateurs complètement dépendants de ces pays en pleine révolution économique.
Peut être qu’à l’avenir le rôle des pays « consommateurs » ne serait-il pas d’être un comité des sages afin que tous ces pays « producteurs » ne tombent pas dans les écueils de la sur consommation. Rendons les échanges économiques plus respectueux de l’Homme et de la nature. Faisons en sorte que ces pays ne perdent leurs richesses pour un profit éphémère et destructeur.
Dans ces conditions, il y a urgence à structurer les échanges entre les pays d’autant qu’il demeure un fossé entre nos économies notamment en matière sociale. Il faudrait pouvoir obliger ces pays à respecter les droits de l’Homme et plus particulièrement les droits de l’enfant à savoir leur scolarisation et non l’esclavage moderne. Veillons à ce que ces pays qui détiennent le pouvoir économique deviennent de vraies démocraties. Aidons-les à lutter contre toute forme de totalitarisme (qu’il soit religieux ou politique) voire de terrorisme.
Il faut que le monde se dote d’un genre de conseil de surveillance des échanges économiques internationaux. C’est peut être là, que nous avons, nous pays de l’hémisphère nord, tout notre rôle à jouer, de respect de l’éthique.
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17/03/2009
Sur le thème "L'ELARGISSEMENT DU G8 AU G20 SIGNIFIE-T-IL UN REEQUILIBRAGE ENTRE NORD ET SUD ?"

Comme par hasard, c’est encore un homme de droite, Valérie Giscard d’Estaing, qui est à l’origine de la création du G7 en 1975, suite au choc pétrolier de 1974-75, qui vit les pays de l’OPEP prendre en otage les pays industrialisés, en leur imposant une augmentation du prix du baril de façon unilatérale.
Il avait eu l’idée de départ, réunir les 7 pays qui s’étaient fait la guerre en 1939-45, afin de construire un groupe de travail, détendu et informel, qui ferait en sorte de coordonner ses actions en matière économique et sociale, voire militaire. En 1997, la fin de la guerre froide rapprocha la Russie de ce groupe de travail et le G8 prit naissance.
La mondialisation commençait à naître avec l’arrivée d’internet et les places boursières se servaient déjà de ce système pour les cotations, ce qui poussa le G8 en 1999 à s’élargir au G20 afin de coordonner les politiques économiques, sociales, fiscales des 20 pays les plus puissants de la planète et faire en sorte que les échanges commerciaux et financiers ne soient pas voués à l’anarchie. Ce qui permit aux 20 pays représentant 90 % du Produit mondial brut, de stopper les différentes crises financières et pétrolières de la planète. Mais le but n’était pas seulement économique, mais humanitaire aussi, puisque les pays membres du G 20 initièrent un programme d’aide aux pays sous développés afin de permettre justement un équilibre économique des plus forts vers les plus faibles, afin de faciliter les échanges commerciaux entre ces deux catégories. Le FMI est convié à chaque G20.
Le G20 va se réunir bientôt pour discuter de la crise « financière » que nous vivons et en tirer les conséquences et les leçons. Malgré les différents G20 dont les rôles ont été chaque année, de justement empêcher les crises financières, de favoriser les rééquilibrages du « Nord » et du « Sud » de notre planète, le rééquilibrage des pays « riches » avec les pays « émergents », ont provoqué l’inverse de ce qui était attendu. En effet, la plupart des pays émergents se sont développés sur des systèmes économiques anarchiques, financés en partie par le FMI. Leurs économies se sont développées grâce à plusieurs phénomènes, main d’œuvre sous payée, corruption, trafics de stupéfiants et d’armes, détournements de fonds du FMI, prise du pouvoir par des entités mafieuses etc…
Parallèlement à cela, les paradis fiscaux se sont développés pour devenir les paradis des sociétés écrans de ces pays émergents, dont les trafics en tous genres ont besoin de « blanchir leur argent sale » en toute impunité. Or, les différents G20 n’avaient pas prévus ce scénario, ou avaient fait semblant de ne pas le voir, et ont permis à ces fortunes mafieuses de prospérer et d’entrer sur les différentes places financières mondiales par l’intermédiaire de leurs sociétés écran. Le problème est que ces fortunes mafieuses, sont souvent détenues par des chefs d’état peu scrupuleux ( mafia italienne, sicilienne, russe, chinoise, pakistanaise, afghane etc…) et dont la base est venue des trafics qu’ils ont aidés chez eux et qui les ont enrichis directement. Or, en entrant dans les économies mondiales, ils sont entrain d’essayer de prendre le contrôle d’entreprises connues et honnêtes par le biais de leurs sociétés écrans ( dont les fameux Edge Funds pourris ) dans tous les pays du monde. La crise que nous connaissons aujourd’hui, n’est pas une crise économique, mais financière, car l’argent ne s’est pas envolé, il est dans les mains de ces mafieux qui attendent de voir l’économie s’écouler pour racheter les entreprises stratégiques des pays « riches ». Nous risquons de voir et nous voyons déjà, des entreprises américaines rachetées chez elles par des chinois ou des russes, bientôt ce sera de même dans le monde entier.
Donc le G20 aujourd’hui, a tellement bien joué son rôle, qu’il s’est fait prendre au piège et la prochaine réunion du G20, sera de trouver les moyens de sortir de ce piège sans trop de dégâts, en préservant la paix mondiale sans laquelle l’économie s’écroulerait carrément et surtout en neutralisant ces économies mafieuses réfugiées dans les paradis fiscaux. Preuve que trop de libéralisme tue le libéralisme, et que trop de libéralisme encouragera l’anarchie pour finir par du totalitarisme… Chinois, Russe, Islamiste ou autre …
Donc voilà pourquoi à notre époque, le G8 serait mort s’il n’était pas passé au G20 !!!
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