06/12/2009
Sur le thème : " La bioéthique "

Rabelais écrivait que « Science sans conscience n’est que ruine de l’âme ».
Des extraordinaires possibilités sont apparues ces dernières années du fait des formidables progrès de la biologie et au nom de cette conception éthique nos gouvernements successifs ont beaucoup légiféré sur ces sujets.
L’interdiction absolue des manipulations génétiques mais aussi un contrôle très strict des techniques d’assistance à la procréation sont alors rentrées dans l’arsenal juridique de notre pays. Ainsi le don d’ovocytes, interdit en France, est autorisé chez nos voisins espagnols comme dans la plupart des pays européens…
Cette législation qui marginalise la position de la France dans le monde occidental paraît de plus inefficace dans la mesure où les couples désireux d’avoir recours à ces techniques et qui disposent de quelques moyens n’ont qu’une frontière à traverser.
Par ailleurs du fait de l’interdiction des manipulations génétiques, même en laboratoire, nos chercheurs accumulent du retard dans le domaine pourtant stratégique pour le siècle à venir du génie génétique.
Que penser de cette évolution très restrictive de notre droit national ?
Il est bien évident que le « Vivant » n’est pas un bien comme les autres et qu’il doit être protégé contre d’éventuels dérapages. Une secte (les raeliens) tente depuis quelques années le clonage d’un individu complet, heureusement sans succès à ce jour. Les agissements de quelques illuminés, doivent ils nous conduire à totalement interdire le clonage ? Cette technique est pourtant porteuse d’immenses espoirs. Il serait ainsi possible à partir de cellules prélevées dans notre jeunesse de développer en laboratoire des organes complets que l’on pourrait nous greffer lorsque l’âge venu, des dysfonctionnements apparaîtraient. Plus de problèmes de listes d’attentes pour les dons d’organes, ni de rejet des greffes. Bref sinon la jeunesse éternelle, du moins l’assurance de vieillir plus longtemps dans des conditions optimales.
Pour être efficace une législation doit être simple et lisible et se concentrer sur les abus les plus criants. Une législation qui chercherait à trop vouloir interdire à contre courant de ce qui se fait ailleurs dans le monde aurait toutes les chances de devenir inapplicable et inefficace.
Légiférer sur la Bioéthique pose le problème du fragile équilibre entre le respect des libertés individuelles et la morale que nous souhaitons imprimer au corps social.
Cela mérite un grand débat national et la création d’instances indépendantes pour asseoir les équilibres requis et non pas des conclaves d’experts sans audience ni légitimité démocratique comme cela fut trop souvent le cas dans le passé.
20:39 Publié dans contributions départementales | Lien permanent | Commentaires (1)
04/12/2009
Michèle Alliot-Marie réagit aux propos de son suppléant, le député Daniel Poulou
« Une deuxième ligne au Pays basque n'a pas de sens »
La prise de position du député Daniel Poulou (UMP) en faveur de la LGV, lundi, lors de la réunion de concertation, a surpris, voire irrité plusieurs élus de sa circonscription (lire « Sud Ouest » de mardi). Elle a également entraîné des réactions sur notre site sudouest.com. Le suppléant de Michèle Alliot-Marie a en effet émis un avis opposé à celui du ministre de la Justice.
Contacté par « Sud Ouest », MAM a réagi aux propos de son suppléant, en profitant pour réaffirmer sa position sur la LGV : « Daniel Poulou est bien sûr libre de ses opinions.
En ce qui me concerne, ma position sur ce dossier n'a pas changé : il faut assurer la liaison à grande vitesse et préserver l'environnement sensible de la Côte basque. De ce point de vue, faire passer une deuxième ligne par le Pays basque n'a de sens ni à court, ni à long terme. Soit c'est une ligne voyageurs et elle doit être au plus près des centres touristiques : c'est la ligne actuelle. Compte tenu des arrêts obligatoires à Bayonne et à l'entrée de l'Espagne, le train n'a pas le temps d'atteindre la vitesse maximale, ce qui conforte la solution de l'aménagement de la ligne actuelle. Je ne peux imaginer que certains voudraient faire traverser notre Côte basque par une nouvelle ligne avec l'idée de ne pas s'y arrêter du tout !
Soit c'est une ligne dédiée au fret, si un jour la ligne existante devenait insuffisante, dans 30 ou 50 ans. Elle devrait alors relier, selon le tracé le plus court, les grands centres économiques et passerait par Saragosse. Dans ce cas, c'est à l'intérieur des terres, vers le Béarn, que cette liaison serait la plus directe et protectrice de l'environnement. De plus, une étude est lancée pour une traversée par le centre des Pyrénées. Comment justifier l'intérêt et le coût de deux créations de ligne à une centaine de km l'une de l'autre ? »
Recueilli par Pierre Sabathier.
Quotidien SUD OUEST
08:14 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0)


